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Précarité : manger sain et équilibré devient de plus en plus difficile

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Précarité : manger sain et équilibré devient de plus en plus difficile

Une enquête menée à l'occasion de la Journée mondiale de l'alimentation par YouGov pour le compte de Kellogg, révèle que les familles se tournent de plus en plus vers les associations caritatives et les ONG pour nourrir leurs enfants. Les parents sont de plus en plus amenés à sacrifier ou même sauter complètement leur repas au profit de leurs enfants, et plus particulièrement pendant les vacances scolaires. Décryptage de cette crise de la nutrition des familles qui s'amplifie à travers toute l'Europe...

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Cette enquête (*) a été réalisée auprès d'un échantillon de plus de 8 000 personnes, dont plus de 2 500 parents d'enfants âgés de 18 ans et moins, à travers la France, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne. Elle a déterminé que les familles avaient du mal à s'offrir des repas équilibrés et sains, et dépendaient de plus en plus de la distribution de petits-déjeuners gratuits, des banques alimentaires et des associations caritatives, particulièrement pendant les vacances scolaires.

Elle a également révélé une tendance alarmante : les parents sacrifient souvent leurs propres repas pour nourrir leurs enfants.

Selon l'enquête, 15 % des personnes à travers l'Europe sont en désaccord avec l'affirmation selon laquelle les fruits et les légumes frais sont abordables et facilement accessibles là où ils habitent, et près d'un quart (23 %) avec cette même affirmation concernant la viande et le poisson frais. L'enquête a également découvert que même si les familles comprennent l'importance d'une alimentation saine et équilibrée, le coût des denrées et leur disponibilité les forcent à faire des choix moins nutritifs.

En France, 41 % des répondants estiment avoir du mal à acheter les types d'aliments qu'ils souhaitent donner à leur famille, tandis qu'en Allemagne, 35 % admettent vouloir offrir une alimentation saine à leur famille mais qu'ils n'en ont pas les moyens. Ce pourcentage est plus important en Italie avec 36 %, en Espagne, 38 %, et en France, 48 %.

Gráinne O'Brien, directrice de communication externe chez Kellogg Europe, a expliqué : « Le message qui nous parvient des familles à travers l'Europe est que les parents savent ce qu'ils souhaitent donner à leurs enfants, mais le coût de la nourriture représente un obstacle à une alimentation saine et équilibrée. La santé nutritionnelle des enfants et de leurs parents est ainsi compromise ; nombreux sont ceux qui doivent faire face à des choix impossibles.

Le fait suivant en est l'illustration : 13 % des parents en France, en Allemagne, en Italie et en Espagne déclarent avoir sauté un repas afin de nourrir leurs enfants, particulièrement pendant les vacances scolaires. C'est pour cette raison que nous aidons des familles dans le besoin grâce au programme Petits-déjeuners pour des meilleures journées. »

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Outre des parents ayant du mal à nourrir leurs familles, l'enquête a également mis en lumière à quel point les familles européennes dépendaient d'un soutien extérieur. Six pour cent des personnes interrogées disent recevoir de la nourriture au moins une fois par semaine d'associations et d'ONG, et ce chiffre augmente considérablement pendant les vacances scolaires.

En effet, 39 % des parents en Espagne et en Allemagne expliquent dépendre davantage des organisations extérieures pendant les vacances que pendant la période scolaire. En France, ce chiffre est de 34 %. Il est plus élevé en Italie où 41 % des parents dépendent des associations, ONG et autres pour la nourriture.

Carolina Diaz-Lonborg, consultante en communications, Fédération européenne des banques alimentaires (FEBA) ajoute : « L'enquête de Kellogg reflète ce que nous disent les banques alimentaires membres. Nous constatons une augmentation de la demande alimentaire, surtout en fruits et légumes frais, et pour cela, nous comptons principalement sur les entreprises pour qu'elles pensent aux banques alimentaires avant de jeter les produits comestibles. En plus de la nourriture et des provisions indispensables, de nombreux membres songent à fournir une assistance et des conseils pour une alimentation saine et équilibrée. »

La Journée mondiale de l'alimentation 2017 a pour thème l'investissement dans la sécurité alimentaire de la part de personnes provenant de milieux différents. Il s'agit de rappeler qu'il reste encore beaucoup à faire pour lutter contre la faim dans les pays développés et en développement.

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Créée il y a plus de 111 ans, la société Kellogg perpétue une longue tradition en fournissant de la nourriture aux personnes et aux familles dans le besoin. Grâce au programme Des petits déjeuners pour des meilleures journées, Kellogg's a déjà offert plus de 1,9 milliard de portions de nourriture aux nécessiteux du monde entier, et s'est engagée à en fournir 2,5 milliards de plus avant 2025.

Pour de plus amples informations, consulter le rapport complet (en anglais).

(*) Tous les chiffres, sauf mention contraire, proviennent de YouGov Plc. L'échantillon total était de 5 000 adultes en Allemagne, en France, en Espagne et en Italie, dont 2 570 parents d'enfants de 18 ans et moins. Le travail de terrain a été effectué entre les 11 et 14 août 2017. L'enquête a été réalisée en ligne. Les chiffres ont été pondérés et sont représentatifs de tous les parents (âgés de 18 ans et plus) d'enfants de 18 ans et moins de chaque pays. Les chiffres européens ont reçu une même pondération pour chaque pays afin d'obtenir une valeur « moyenne ».

SOURCE : YouGov

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