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La prévention cardiovasculaire au coeur de la santé connectée

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La prévention cardiovasculaire au coeur de la santé connectée

Pour évaluer l’intérêt de la santé connectée dans la prévention des maladies cardiovasculaires, une équipe de médecins chercheurs en santé connectée lancent une étude observationnelle française (*) ouverte à tout public adulte.

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L'objectif de cette étude est de savoir si un tel programme peut aider à la prise en charge du risque cardiovasculaire, en particulier de personnes qui ne prennent pas le temps de voir régulièrement leur médecin ou encore chez celles qui ont un accès limité aux soins, notamment dans les déserts médicaux.

Un appel à volontaires est donc lancé du 20 novembre 2017 ou 20 janvier 2018 pour recruter 5 000 personnes qui souhaitent évaluer leur risque cardiovasculaire. Un programme leur est ensuite proposé pour les aider à mieux gérer leurs facteurs de risque tels que l'hypertension, le diabète et les problèmes de cholestérol. Inscription depuis l’adresse www.medecine-connectee.fr.

La santée connectée doit faire ses preuves

La santé connectée, dans son sens le plus large (télémédecine, objets connectés, applications de télésuivi et d’e-coaching…), apporte des solutions potentiellement utiles voire indispensables pour la prise en charge médicale optimale de demain. Il ne se passe pas un jour sans qu’un patient nous parle d’une application ou d’un objet connecté.

Si aujourd’hui, l’intérêt médical de la plupart de ces outils numériques est douteux, car ils n’ont pas fait la preuve de leur efficacité, on ne peut s’en désintéresser. Des publications scientifiques de qualité commencent à faire émerger des solutions prometteuses. C’est notamment le cas dans le domaine de la prévention des maladies cardiovasculaires.

Une équipe de chercheurs de l’hôpital Bichat-Claude-Bernard, AP-HP, de l’unité INSERM U1148 et de l’IUT Paris-Diderot développent des programmes innovants et souhaitent les évaluer. « Notre mission est de démontrer l’utilité des services de santé connectée, et surtout de déterminer quelles sont les populations qui peuvent en tirer le plus grand bénéfice » estime le Dr Boris Hansel, du centre de responsabilité de santé connectée de l’hôpital Bichat – Claude-Bernard, AP-HP.

« S’agit-il des jeunes « geek », des seniors qui ont plus de temps, des personnes géographiquement isolées dans des déserts médicaux ? Aucune étude n’a jamais répondu à cette question dans notre pays. C’est pourtant à cette question qu’il faut répondre en premier si l’on souhaite développer des services qui fonctionnent et qui sont susceptibles d’améliorer notre système de santé. »

Tous concernés par les maladies cardiovasculaires

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Contrairement aux idées reçues, les maladies cardiovasculaires ne concernent pas que les seniors. Ainsi, 1 actif sur 2 présente au moins un facteur de risque majeur parmi l’hypertension artérielle, les problèmes de cholestérol et le diabète [1].

Des enjeux dramatiques

Les maladies cardiovasculaires représentent en France :

  • la 1ère cause de handicap chez l’adulte, liée aux conséquences des AVC (accidents vasculaires cérébraux) [2];
  • 15 000 décès chez les moins de 65 ans, soit environ 4 fois plus que les accidents de la route;
  • la 1ère cause de décès chez les femmes, devant le cancer et 2nde cause de décès chez les hommes;
  • la 1ère cause de dépenses chez les patients en ALD (affection longue durée), devant les cancers.

Les AVC et les infarctus peuvent avoir des conséquences dramatiques, et les causes à l’origine de ces maladies graves sont nombreuses : l’hérédité et l’âge, contre lesquels on ne peut rien, jouent bien sûr un rôle important.

Mais de nombreux autres facteurs de risque sont en cause : le mode de vie (le tabagisme en premier lieu, mais également la consommation d’alcool, l’alimentation, la sédentarité), le stress, ou encore le surpoids, l’hypertension artérielle, le diabète de type 2, les problèmes de cholestérol...

La santé connectée, une opportunité pour y répondre

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Malheureusement, ces trois derniers facteurs de risque se développent de façon silencieuse et peuvent passer inaperçu de nombreuses années : on estime ainsi qu’un hypertendu sur deux s’ignore [3] ! Le système de soin traditionnel ne permet plus de répondre à lui seul à cet enjeu : les délais pour prendre un rendez-vous chez un médecin continuent de s’allonger [4] et les actions de prévention et de dépistages sont les premières à en subir les conséquences.

Pourtant, en adoptant un mode de vie adapté et, si nécessaire, un traitement médicamenteux adéquat, il est possible de maîtriser ces facteurs de risque et de retarder, voire d’éviter l’apparition des complications.

La santé connectée prend alors tout son sens pour répondre à ces enjeux : pouvoir faire le point sur sa santé, bénéficier de conseils pratiques et personnalisés sont autant de promesses auxquelles les outils de e-santé peuvent répondre, à condition qu’ils soient de qualité.

Le gouvernement a d’ailleurs pris la pleine mesure de l’enjeu en intégrant dans son Grand Plan d’Investissement une enveloppe de 100 millions d’euros entièrement dédiée au développement de la santé numérique.

L'étude s'appuie sur Cardiosens, solution digitale de prévention cardiovasculaire

L’outil cardiosens a été développé par le partenaire industriel de l’étude Smartsanté. Il s’agit d’une solution médicale validée simple, rapide et efficace qui permet d’évaluer sa santé cardiovasculaire, la suivre sur la durée et l’améliorer au quotidien.

Cardiosens est une solution en ligne, s’appuyant sur les dernières technologies, et accessible à partir d’un site Internet totalement sécurisé : www.cardiosens.com. Une fois inscrit, l’utilisateur remplit un questionnaire de santé complet permettant d’établir son bilan cardiovasculaire personnalisé.

Il a ensuite accès à de nombreux outils de suivi l’aidant à améliorer sa santé jour après jour : analyses personnalisées de ses données de santé (examens biologies, données de tension, poids, etc.), tableaux de bords, alertes, conseils santé sur les modes de vie à adopter, les actions à réaliser, etc.

(*) Etude à l'échelle nationale coordonnée par le Dr Boris Hansel et le Pr Ronan Roussel, du service d’endocrinologie diabétologie et nutrition de l’hôpital Bichat - Claude-Bernard, AP-HP, le Dr Didier Letourneur, directeur de l’unité INSERM U-1148 et Steeve Reisberg, directeur de l’IUT de l’Université Paris-Diderot.

[1] Analyse Smartsanté réalisée sur la base des sources suivantes : enquête Obépi 2006, ENNS 2006, UKPDS 38 1998, Pfizer, Insee enquêtes Emploi 2010

[2] Rapport 2009, Prévention et prise en charge des AVC en France, ministère de la Santé

[3] BEH 16 décembre 2008 Numéro thématique - Surveillance de l’hypertension artérielle en France

[4] Observatoire jalma de l’accès aux soins, édition 2014

SOURCE : Smartsanté

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