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Aspartame : risque et bénéfice

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L'innocuité de l'aspartame - dipeptide de l'acide aspartique et de la phénylalanine - a été réévaluée en 2002 par l'AFSSA, ainsi que par des comités d'experts internationaux. Leur analyse de plus de cinq cents travaux de recherche biochimique, clinique et comportementale sur l'aspartame a de nouveau confirmé l'innocuité de cette molécule pour une consommation ne dépassant pas la DJA de 40 mg/kg/jour (hormis chez les personnes souffrant de phénylcétonurie).

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Toutefois, l'efficacité de l'aspartame dans la prévention de pathologies complexes comme l'obésité, le diabète ou les caries dentaires est plus sujette à caution. L'utilisation de l'aspartame devrait permettre de limiter l'apport énergétique et ainsi contribuer à la lutte contre l'obésité, mais à condition qu'il n'y ait pas de phénomène de compensation lié à la stimulation de l'appétit par l'ingestion de calories « vides » !

De plus, lorsque la teneur en sucre de l'alimentation est élevée, l'apport en lipides tend à être moindre. Enfin, les effets des édulcorants dans la prévention des caries dentaires sont souvent vantés, mais il ne faut pas oublier que les principaux facteurs responsables de ces dernières sont un apport insuffisant en fluor et une exposition prolongée au sucre, notamment en dehors des repas.

Sans faire de miracle, l'utilisation d'un édulcorant trouve peut-être là un intérêt, mais s'habituer dès l'enfance au goût des boissons non sucrées semble préférable.

SOURCE : Centre de Recherche et d’Information Nutritionnelles

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