Zoom sur... la dermonutrition et la cosmétofood

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Mangez, vous serez plus beau. Cette promesse porte un nom : la dermonutrition, ou encore cosmétofood ou cosmectic food... La peau est le miroir de notre santé : elle reflète notre statut nutritionnel tout comme nos maux. Tout l'art de la dermo-nutrition est ici résumé. L'aspect de la peau est intimement lié à la fois à nos habitudes alimentaires, à notre hygiène de vie, et aux soins qu'on lui porte ou pas. Nous sommes ce que nous mangeons ! Mais jusqu'à quel point ? Mangeant du collagène, celui-ci viendra-t-il combler nos rides ? Les Oméga 3 de la salade parviendront-ils vraiment jusqu'aux kératocytes pour en améliorer la morte composition ?

La peau, un indicateur nutritionnel de premier ordre

Ce que l'on mange est visible sur notre visage. C'est une évidence pour tous, mais il a fallu attendre le XXe siècle pour que la science se penche sur ces questions dermo-nutritionnelles. En parallèle, la cosmétologie sait bien que la peau absorbe quantités de molécules plus ou moins grosses. Nourrir la peau per os ou en topique prend donc tout son sens. Une synergie.... Voilà l'idéal !

Nourrir, hydrater la peau, lui offrir des éléments essentiels à sa santé par toutes les voies possibles sont là les nouveaux enjeux de la dermo-nutrition. Aujourd'hui, les recherches scientifiques ciblées sur cet organe ont permis d'établir les fondements de cette nouvelle science.

La peau est un des tissus les plus importants : elle pèse 5 à 10 % du poids corporel, soit environ 5 à 10 kg pour un adulte. Elle représente une superficie de 1,5 à 2 m2, ce qui en fait l'enveloppe protectrice majeure de notre capital santé, associée à une flore dont le nombre de cellules microbiennes dépasse celui de cellules cutanées. Avec plus de 150 millions de mélanocytes, 2 millions de terminaisons nerveuses, 3 millions de glandes sudoripares et de très nombreux vaisseaux sanguins et lymphatiques, c'est aussi la surface d'échange la plus importante pour l'organisme : tantôt refroidisseur, tantôt radiateur, elle permet l'échange d'eau, d'éléments biochimiques ou vitaminiques... Ce panneau solaire naturel est aussi le siège d'une synthèse vitaminique (vitamine D) indispensable à la survie.

La surface de la peau véhicule des valeurs esthétiques essentielles à la socialisation de l'individu, à sa sensibilité, à sa personnalité. Mais c'est en profondeur que la peau puise son apparence. La peau est le miroir de votre santé : organe vital, elle est aussi le messager de notre santé.

La peau, protection naturelle de l'eau corporelle

Le corps est constitué majoritairement d'eau : de 75 % à la naissance, cette proportion s'amenuise au fil de la vie pour n'être plus qu'à 55 % chez un vieillard en fin de vie. Cette eau porte la vie. Protéger son capital hydrique est l'enjeu de tout organisme sur terre. Cette eau est contenue dans les cellules à 84 %, une faible part (environ 16 %) étant contenue dans les liquides circulants (sang, lymphe, etc ...).

Comment survivre dans une atmosphère relativement sèche lorsqu'on doit préserver 75 % d'eau ? C'est ce qu'aimerait savoir une belle laitue fraîche à température ambiante. Elle se fane très vite car elle n'a aucune protection. La peau a un rôle barrière pour préserver l'eau corporelle. Pour autant, elle ne doit pas masquer les échanges. C'est donc une membrane sélective intelligente.

L'organisme, lui, s'est doté de la peau. Soyeux bouclier qui retient l'eau corporelle, elle laisse pourtant s'opérer des échanges importants : échange d'eau (perspiration, sudation, hydratation), échanges de micro-éléments précieux... La couche de cellules cornées (cellules kératinisées) et la flore naturelle qui l'habite, jouent parfaitement ce rôle protecteur.

La perspiration constitue la plus importante dépense hydrique de l'organisme : 500 ml par jour sont ainsi évaporés. Cette lente émission gazeuse se perpétue au travers du corps muqueux de Malpighi et de la couche cornée. Quelles que soient les conditions atmosphériques extérieures, la peau se déshydrate.

La sudation est mieux connue car perceptible, liée à l'activité des glandes sudoripares, notamment aux endroits où elles sont le plus abondantes : pied, paumes des mains, aisselles, aine, cou... Ces 3 millions de glandes sudoripares permettent de réguler la température corporelle sous l'action d'une chaleur excessive, provoquant une vasodilatation. Le corps peut perdre 800 ml à 2 000 ml par jour.

SOURCE : NUTRIMARKETING SA

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