Voulez-vous perdre du poids ?

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À cette période de l’année, on voit un grand nombre de gens tenter de perdre un excès de masse corporelle. Bien que certains y arrivent avec succès, beaucoup d’entre eux reprendront pourtant leur poids de départ. Alors, pourquoi ?

Une grande partie de la réponse tient au fait que lorsqu’on perd du poids, le corps met en jeu des mécanismes qui aident l’organisme à préserver ce poids. L’un d’eux correspond à un ralentissement du métabolisme.

Voici comment les auteurs d’un article publié en ligne le 11 janvier 2012 dans l’American Journal of Clinical Nutrition le décrivent : « Après la perte de poids, il y a une baisse de la dépense énergétique qui reflète à la fois la perte de tissu métaboliquement actif, plus un supplément de 300 à 400 kilocalories par jour, ce qui peut être qualifié de "thermogenèse adaptative" ».

En d’autres termes le métabolisme réduit, dans une plus grande mesure, ce qui est uniquement prévu pour la perte de poids. Par exemple, alors que le poids du corps diminue de dix pour cent, le métabolisme peut diminuer de quinze pour cent ou plus.

Les auteurs ont ajouté : « La diminution de la dépense énergétique, après la perte de poids, aurait peu de conséquence s’il était facile de maintenir une réduction correspondante de consommation d’énergie pour maintenir un poids corporel réduit. Comme peut en témoigner toute personne qui a tenté de maintenir sa perte de poids, ce n’est pas le cas ».

Certains des mécanismes comprennent une activité réduite du système nerveux et des modifications hormonales (la thyroxine et la leptine) qui affectent le métabolisme.

La leptine est sécrétée par les cellules adipeuses, elle agit sur l’hypothalamus pour accélérer le métabolisme et supprimer l’appétit. J’ai ainsi pris conscience de l’importance de cette hormone en lisant le blog de Stephan Guyenet, WholeHealthSource.blogspot.com.

Plus il y a prise de poids et accumulation de graisse et plus la leptine agit afin d’aider à garder les mécanismes sous contrôle. Lorsque nous perdons du poids, les niveaux de leptine tombent, ce qui peut étouffer le métabolisme. De plus, la faim nous tiraille davantage.

En d’autres termes, pour une quantité donnée et un type de nourriture, les gens ont tendance à se sentir moins satisfaits une fois qu’ils ont perdu du poids, avec pour corollaire le risque de manger davantage.

Le document, publié le 11 janvier, met en vedette une expérience destinée à évaluer les effets de la leptine sur les personnes qui avaient perdu du poids. Dix personnes obèses ont été nourries avec un régime liquide de 800 calories par jour jusqu’à ce qu’elles aient perdu environ dix pour cent de leur poids, ceci pendant 36 à 62 jours. Le métabolisme a été mesuré avant et après la perte de poids. En outre, les individus ont été testés en fonction de leur comportement face à la nourriture, y compris le degré de satisfaction ressenti après le repas.

Après la perte de poids, à des occasions distinctes, les individus ont subi une injection de placebo ou de leptine (cinq semaines chacune).

Le résultat a été le suivant : les calories dépensées ont chuté d’environ 700 calories par jour, en raison de la perte de poids, lorsque les individus ont eu une injection de placebo. Mais avec la leptine, la réduction a été bien moindre, environ 400 calories par jour. Le métabolisme de masse maigre (muscle) a également diminué suite à la perte de poids, mais ce n’était pas le cas lorsque la leptine a été administrée.

En bref, la leptine permet tout, comme on pouvait s’y attendre, de maintenir le métabolisme après une perte de poids. De plus, les personnes se trouvant sous leptine ont tiré davantage de satisfaction pour une quantité d’aliments donnée.

Il ya donc plus de chance de ne pas reprendre du poids si le fonctionnement de la leptine est meilleur. Cependant des problèmes de fonctionnement de la leptine existent, connus sous le nom de résistance à la leptine.

L’inflammation de l’hypothalamus semble être une des causes de résistance à la leptine. Il faut alors éviter l’absorption de certains aliments provoquant cette inflammation. Les pics de sucre dans le sang favorisent aussi l’inflammation, c’est donc une raison supplémentaire pour ne pas suivre un régime alimentaire basé sur des glucides perturbateurs du taux de sucre dans le sang et incluant les féculents très raffinés.

(Par le Dr. John Briffa, médecin basé à Londres, journaliste en médecine, spécialisé dans la nutrition et la médecine naturelle)

SOURCE : La Grande Epoque

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