Vitamine D : situation et perspectives

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L'importance de la vitamine D dans la prévention de certaines pathologies, notamment de l'ostéoporose, a été confirmée par de récentes études, qui ont également révélé l'insuffisance des taux sanguins en vitamine D chez les populations de nombreux pays.

L'une des principales sources de vitamine D reste sa synthèse endogène stimulée par l'exposition solaire (UVB), mais qui ne doit pas être encouragée du fait du risque de mélanome.

La vitamine D doit donc provenir essentiellement de l'alimentation. L'apport en vitamine D est le plus élevé chez les Américains de type caucasien : de 8,12 pour les hommes et 7,33 µg/jour pour les femmes.

Celui des Britanniques, dont les aliments sont moins enrichis, est moindre (4,2 et 3,7 µg/jour). Comparativement, l'apport des Japonais et des Norvégiens est supérieur et lié à une forte consommation de poissons gras.

La supplémentation participerait aux apports pour 30 à 40 % chez les Américains, 42 à 49 % chez les Norvégiens et 12 à 24 % chez les Britanniques. Certains groupes sont plus à risque de déficience du fait de leur faible consommation de lait, de leur régime végétarien ou de la perte de leur habitude de forte consommation de poisson.

La supplémentation ciblée des groupes à risque est à étudier ainsi que le développement de l'enrichissement systématique de certains aliments.

En Europe, le projet OPTIFORD a pour objectif d'examiner si cet enrichissement en vitamine D permet de remédier à l'insuffisance des apports dans de larges groupes de population et de déterminer à quel niveau il doit se situer.Ce projet va notamment s'intéresser à l'enrichissement d'un aliment d'utilisation quotidienne, le pain.

(J Nutr 2005 ; 135 : 310-6.)

SOURCE : Centre de Recherche et d’Information Nutritionnelles

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