Vache Folle : dix ans après

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Dix ans après les premiers cas britanniques de la maladie de Creutzfeldt-Jakob, l'Europe vient de lever l'embargo sur l'exportation de viande de ce pays. Les chercheurs reviennent sur l'impact de cette épidémie sur la population britannique et française.

En Grande-Bretagne, on a dénombré 160 cas de nouveau variant de la maladie (nv-MCJ), dont 154 personnes décédées et 6 personnes toujours en vie. En France, 17 cas ont été décelés dont 16 personnes décédées. Pour Annick Alpérovitch, directrice d’une unité de l’Inserm, « compte tenu de la période d’incubation de la maladie, qui est de dix à quinze ans, on estime qu’au maximum 300 à 400 nouveaux cas pourraient encore survenir en Grande-Bretagne et dix fois moins en France ».

Selon elle, même si les estimations à l’époque, étaient alarmistes, il « y avait de vrais raisons d’être inquiets ». Aujourd’hui, les chercheurs expliquent que le seul moyen de savoir si une personne est atteinte de la MCJ est l’autopsie du cerveau.

Mais de son vivant, seul un test permet « de retrouver la trace de la protéine prion dans les amygdales du patient », explique Annick Alpérovitch. De son côté, Jean-Philippe Deslys, coordinateur du réseau d’excellence européenne Neuro-Prion estime que « l’utilisation rationnelle du formidable potentiel de la recherche devrait permettre non seulement de protéger nos populations. Mais aussi de prévenir de nouvelles crises économiques ».

(La Croix, Le Figaro, 21/03)

SOURCE : Synthèse de Presse de l'INSERM

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