Une nutritionniste de l'Université de Montréal dénonce le mythe du régime Dukan

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Marie-Josée LeBlanc, nutritionniste de l'Université de Montréal et responsable du site Extenso.org consacré à la nutrition de l’Université, met en garde les personnes qui sont attirées vers les régimes protéinés, du même type que le régime Dukan qui déjà cet automne a été épinglé par l'Agence nationale de santé sanitaire (ANSES) française pour les risques de carences à long terme que ce type de régimes amaigrissants engendrent, notamment pour la santé des os, du coeur et des reins.

« Le Régime Dukan est le genre de régime faible en glucides (Atkins, Montignac, South Beach Diet) dont on entend parler très souvent. Les aliments permis sont très riches en protéines et il n'y a pratiquement pas de glucides, surtout durant les premières étapes. Les régimes faibles en glucides et élevé en protéines, comme c’est le cas pour le régime Dukan, peut entraîner des carences alimentaires étant donné le manque de variété des aliments permis.

Ce type de régime pose un risque de carence qui peut mener entre autres à l'anémie, à un manque de calcium et à l'ostéoporose (*). Cela fonctionne le premier mois, mais est-ce qu'on peut tenir longtemps? Les études démontrent qu'à long terme, on risque de reprendre le poids perdu, voire en gagner davantage. Cinquante pour cent des femmes en bonne santé estiment qu’elles devraient perdre du poids. La méthode Dukan continuera donc à les attirer parce qu’elle permet d’en perdre vite, du moins à court terme... ».

(*) Ces risques ont été confirmés en France par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) : le besoin nutritionnel moyen en vitamine C de l’adulte n’était pas couvert par les trois premières phases du régime et qu’au cours de la phase 1 et 2, l’apport en fibres serait dix fois moindre que le niveau conseillé.

SOURCE : Université de Montréal

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