Une mise au point de l'IFN sur les acides gras trans

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Au cours des derniers mois, les media se sont beaucoup intéressés aux acides gras trans. L'Institut Français pour la Nutrition (IFN) a donc décidé en novembre 2007 de mettre en place un groupe de travail réunissant des scientifiques et des industriels pour faire le point sur le sujet. Les conclusions de ce groupe ont été présentées aux journalistes et aux représentants d'associations de consommateurs le 10 juin lors d'un petit-déjeuner scientifique de l'IFN.

« Une mise au point de l’IFN sur les acides gras trans » - Crédit photo : atchimiebiologie.free.fr Il ressort de ces travaux que les idées reçues régulièrement véhiculées dans les média sont liées au fait que les calculs présentés dans le rapport de l’AFSSA de 2005 sont fondés sur des compositions de produits relativement anciennes. En effet, les données utilisées en 2005 par l’AFSSA étaient principalement issues d’études réalisées avant 1999. Le rapport de 2005 avait alors conclu que 5 % de la population française consommait trop d’acides gras trans.

Or, depuis plus de 10 ans, les industriels de l’agroalimentaire ont modifié leurs procédés technologiques et revu leurs recettes au cas par cas pour réduire les teneurs en acides gras trans. Une actualisation des données disponibles sur les teneurs en acides gras trans étaient donc nécessaires. L’ANIA et l’IFN ont organisé une large collecte de données de produits actuellement présents dans les linéaires. Les compositions de plus de 600 produits ont ainsi été rassemblées. Les résultats montrent clairement qu’aujourd’hui en France, la quantité de trans s’avère négligeable (inférieure à 1g / 100g de produit, comme le recommande l’Afssa) dans plus de 96% de ces produits.

L’IFN a transmis ces données à la Direction générale de l’alimentation (DGAL) et à l’Afssa pour une actualisation factuelle de l’apport de trans dans la population française. Cette réévaluation devrait montrer que si 5% des Français consommaient trop d’acides gras trans il y a 10 ans, toute inquiétude est aujourd’hui hors de propos.

SOURCE : Association Nationale des Industries Alimentaires

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