Une consommation alimentaire déréglée rend les américains obèses

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Les quelques 7 milliards d’habitants de la planète correspondraient à une masse estimée à 287 millions de tonnes, cela renvoie à un poids moyen de 40 kg par personne. La population de la terre étant majoritairement composée d’enfants, ces chiffres traduisent une augmentation de la biomasse humaine...

Comment comprendre ce qui se passe dans la société Américaine ?

Par une chaude journée d’été, la piscine d’un camping de Pennsylvanie est bondée. Un groupe d’une trentaine de baigneurs est présent. Une évidence s’impose: tous sont obèses, de façon pathologiques pour certains d’entre eux. Quel que soit l’âge de ces personnes, l’excès de poids entrave leurs déplacements.

Sur fond de convivialité, la fille d’un ami a été entraînée par ses camarades de classe obèses à outrepasser son ressenti de satiété. Au départ, cette personne disposait d’un potentiel sportif évident et ne présentait aucun problème pondéral. Au fil du temps et des déjeuners trop copieux entre amis, dans une banlieue très chic de New York où la plupart des filles sont en obèses, son corps s’est alourdi.

Face au regard critique de sa mère, elle répondait: « Je suis grosse et j’assume ».

Contre toute attente, les poursuites engagées contre les chaines de restauration rapide en essor depuis le début de la crise, défendent des personnes peu mobilisées à modifier leur surconsommation alimentaire.

Une démarche de contestation engagée par le Maire de la ville de New York, Michael Bloomberg cible la distribution par les magasins de restauration de portions alimentaires inadaptées pour un humain ordinaire et prisées par les personnes obèses. Cette action menée a suscité de vives réactions et le maire a été raillé par la population lorsqu’ il a publiquement donné son avis quant à l’origine de l’obésité: les commerces ne doivent pas accentuer la tendance des personnes fortes à manger de façon irraisonnée.

Le Docteur Joe Boyer, un pédiatre ancien vétéran d’une banlieue riche de New-York, déplore la crise de l’obésité qui touche les enfants.

« Les garçons viennent avec une centaine de kilos en trop. Ils ont de gros seins. Leurs parents présentent souvent une obésité pathologique. Je tente d’expliquer, en vain aux parents, que la suralimentation est néfaste pour la santé de leurs enfants. L’obésité à ce jeune âge peut générer des problèmes cardiaques, du diabète ainsi que d’autres maladies », explicite le Docteur Boyer.

Les retombées de ces dérèglements de repères sociaux ont un coût financier. Par le biais des campagnes de prévention, de traitement des addictions à la drogue, au tabagisme, à l’alcoolisme et aux maladies qui en découlent …la société finance ses travers, avec pour effet notoire, la dégradation de la santé publique.

La Société des Etats-Unis est devenue complaisante. Les poursuites faites à l’encontre des chaines de restauration rapide ont du mal à aboutir. Les fumeurs ont porté plainte contre les méfaits occasionnés par le tabac, les conducteurs victimes de l’alcool se mobilisent contre les effets liés à l’alcool. Les hôpitaux voient leur système de protection menacé par des factures de millions d’euros destinées à financer des bouteilles de lait maternisé... De même, la gestion des problèmes liés à l’obésité pointe les dysfonctionnements de la société.

Crise de la famine

Concernant la faim dans le monde, les statistiques publiées par l’UNICEF relatent la gravité de la crise de la famine dans le monde.

Dans les pays les plus touchés, 35.000 personnes meurent de faim chaque jour. Les statistiques relatives à «la situation des Enfants dans le Monde» avancent qu’un milliard de personnes souffrent de la faim et de malnutrition chronique. Selon le Conseil Mondial de l’Alimentation, annuellement 13 à 18 millions de personnes décèdent des suites d’une alimentation insuffisante. Chaque minute, 24 personnes meurent de faim parmi lesquelles 18 ont moins de 5 ans.

Un milliard de personnes dans le monde souffrent de la faim et de malnutrition chronique.

A l’opposé, les statistiques relatives à l’évolution du poids des américains, produites il y a 25 ans, ont sous-estimé la crise actuelle.

L’Ecole de Santé Publique de Harvard avait anticipé et sous-évalué l’ampleur de la situation: « Près d’un tiers des hommes blancs préadolescents seront en surpoids ». Or actuellement, 54% d’obésité est observable chez les enfants de 6 à 11 ans, et 36% d’augmentation pour les 12- 17 ans.

L’école de Médecine de St Louis brosse un tableau préoccupant: « Aux Etats-Unis, pays de cocagne, 34 millions d’Américains sont obèses. Quatre femmes sur vingt et trois hommes sur vingt, présentent 50 kg supplémentaires à leur poids normal ».

Il faut garder l’espoir

La jeune femme citée préalablement, une fois libérée de l’influence négative de son groupe d’amis, a choisi de reprendre en main la manière de s’alimenter.

Avec l’aide d’un psychiatre, elle a réalisé a quel point le dérèglement alimentaire pouvait altérer sa vie de femme, influer sur sa vie de couple. Le médecin lui a énoncé que si elle restait aussi opulente, elle devrait se contenter d’un compagnon qui tolèrerait son obésité, qu’elle ne serait pas en position de choisir. Un nutritionniste spécialisé dans les régimes pour personnes suralimentées a complété l’aide qui lui était nécessaire. Dans ce cadre, sans médicament, sans régime draconien et dans le respect de ce qu’elle était capable de gérer, elle a perdu beaucoup de kilos. Le suivi s’est étendu ensuite avec un régime d’entretien.

Actuellement, elle a repris avec plaisir des activités sportives en plein air, elle est heureuse de sa situation qu’elle partage avec son petit ami. Libérée de cette suralimentation chronique, elle peut désormais profiter de sa nouvelle vie.

Les américains devraient se montrer plus responsables de leurs choix. Vivre au-dessus de ses moyens, être endetté, manger de manière excessive jusqu’à en devenir malade, ne peuvent être imputées au banquier, à la société, au gouvernement.

Rien ne peut empêcher quelqu’un de dire qu’il assume son poids, cependant il s’agit préparer de manière responsable sa future santé ainsi que celle de ses enfants.

(Par John Christopher Fine, auteur de 24 livres sur une grande variété de sujets. Ses articles et photographies apparaissent dans de grands magazines et journaux aux États-Unis et en Europe., )

SOURCE : EpochTimes

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