Un faible taux de vitamine D sanguin pourrait être liée à des complications de la grossesse

lu 5003 fois

Les femmes enceintes avec des niveaux sanguins bas de vitamine D peuvent être à un plus grand risque de prééclampsie selon une nouvelle étude aux USA publiée dans le « Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism ».

La prééclampsie est un état pathologique caractérisé notamment par une hypertension artérielle induite à partir de la 20ème semaine de grossesse, qui peut représenter un danger grave pour l'enfant à naître et la mère si elle n'est pas traitée. Selon les résultats d'une analyse récente, un certain nombre de facteurs de risque peuvent être identifiés lors la première visite prénatale, cependant les conditions d'apparition de cet état pathologique ne sont pas encore bien comprises.

Des femmes enceintes ont été recrutées sur une période de quatre ans et invitées à donner un échantillon de sang en début de grossesse. Celui-ci a été examiné plus tard pour établir le niveau du 25-hydroxyvitamine D pour chacune. Durant le suivi de ces femmes, les chercheurs ont noté que 55 ont développé une prééclampsie, alors que 219 non. Quand les résultats d'échantillon de sang ont été comparés, on a constaté que les femmes qui ont développé la prééclampsie avaient une concentration sanguine en vitamine D inférieure à celle des femmes qui n'avait pas développé la prééclampsie.

Il existe un rapport dose-réponse entre le taux de vitamine D et le risque de prééclampsie, parce que les plus basses concentrations en vitamine D ont été associées au plus gros risque du prééclampsie. En effet, une teneur en vitamine D sanguine de 50 nmol/de litre a doublé le risque de prééclampsie, même après l'ajustement par des facteurs de correction tels que l'âge. Les nouveaux-nés des femmes atteintes de prééclampsie avaient aussi une probabilité doublée de présenter une concentration basse de vitamine D sanguine, comparée à celles des nouveaux-nés des mères en bonne santé.

Il semblerait que l'insuffisance maternelle en vitamine D sanguine pourrait augmenter le risque de prééclampsie chez la femme enceinte, mais des études d'intervention utilisant la supplémentation en vitamine D sont maintenant nécessaires pour confirmer cette hypothèse.

Référence :

  • Bodnar LM (2007). Maternal vitamin D deficiency increases the risk of preeclampsia. Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism. Vol 92, pages 3517-22.

Source : Alexandre Glouchkoff, Diététicien - Nutritionniste

SOURCE : Toute la diététique !

Publicité : accès à votre contenu dans 15 s
Publicité : accès à votre contenu dans 15 s