Un étiquetage fiable et précis

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Dans notre univers trépidant, nous sommes plus occupés que jamais et nous avons besoin de solutions rapides et pratiques pour nos repas et nos en-cas, consommées à la maison ou sur le pouce. Mais les choix alimentaires ne doivent pas être faits au détriment de notre santé. Le contenu nutritionnel figurant sur l'étiquette des produits alimentaires est devenu un élément important, non seulement parce que le consommateur a le droit de savoir ce que contient sa nourriture, mais également pour nous aider à faire des choix alimentaires adaptés permettant de suivre un régime sain et équilibré.

Les fabricants établissent une liste des nutriments contenus dans les produits alimentaires et en indiquent les quantités, afin que nous puissions connaître la nature et la quantité de ce que nous mangeons. L’étiquetage des produits alimentaires présente un intérêt croissant pour les consommateurs en tant qu’outil d’information, car un régime équilibré constitue, en complément d’un exercice physique régulier, le plus sûr moyen de préserver sa santé et de se sentir bien dans sa peau.

Facultatif ou obligatoire : que dit la loi ?

Selon la réglementation européenne en vigueur1, l’étiquetage des produits alimentaires est facultatif, à une exception près. Une liste des nutriments présents dans un produit alimentaire est obligatoire en cas de « revendications nutritionnelles », c’est-à-dire si une déclaration ou une publicité concernant ce produit indique ou laisse supposer que celui-ci possède des propriétés nutritionnelles particulières. Ces revendications doivent être expliquées de manière détaillée sur l’étiquette. Les informations sont souvent données sous forme de tableau imprimé sur l’étiquette ou, si l’espace est insuffisant, sous forme linéaire.

Si les fabricants ou les détaillants choisissent volontairement de faire figurer les nutriments sur l’étiquette, ils doivent respecter certaines règles. Deux formats sont autorisés. Dans les deux cas, le contenu énergétique du produit alimentaire ou de la boisson doit figurer en tête de liste. L’un des formats indique également la quantité de protéines, de glucides et de lipides présente dans le produit (informations dites du groupe 1). Le second format indique lui aussi le contenu énergétique, les protéines, les glucides et les lipides. La liste se poursuit avec l’indication des graisses saturées, des fibres et du sodium. Ce sont les informations dites du groupe 2. Dans les deux cas, les étiquettes peuvent également mentionner la quantité de sucre, d’amidon, de polyols, d’acides gras monoinsaturés, d’acides gras polyinsaturés et de cholestérol ou l’un des minéraux ou vitamines identifiés, si le fabricant choisit de fournir ces informations.

Les particularités concernant les nutriments et le contenu énergétique

Il existe cependant quelques conditions spécifiques à respecter.

S’il existe une revendication spécifique portant sur les sucres, les graisses saturées, les fibres ou le sodium, le second format (la valeur énergétique plus les sept nutriments) doit être utilisé pour ce produit alimentaire et il convient d’indiquer la quantité du nutriment sur lequel porte la revendication.

Si la quantité de sucre, d’amidon ou de polyols contenue dans un produit alimentaire est mentionnée, cette indication doit figurer sur l’étiquette après la quantité de glucides, afin d’indiquer quelles quantités de sucres, de polyols et d’amidon composent cette catégorie. Si la quantité ou le type d’acide gras ou de cholestérol est mentionnée, cette indication doit figurer immédiatement après la quantité totale de lipides.

Si les acides gras polyinsaturés et/ou les acides gras monoinsaturés et/ou le cholestérol est/sont précisés sur l’étiquette, la quantité de graisses saturées doit également être mentionnée.

Les unités suivantes doivent être utilisées pour exprimer la valeur énergétique et la quantité de nutriments :

  • les kilocalories (kcal) et les kilojoules (kJ) pour l’énergie,
  • les grammes (g) pour les protéines, les glucides, les lipides, les fibres et le sodium, et les milligrammes (mg) pour le cholestérol.
Ces informations doivent être données pour 100 g ou 100 ml ou, dans certains cas, pour une part/portion. En outre, les informations concernant les vitamines et les minéraux doivent être exprimées en pourcentage des Apports Journaliers Recommandés (AJR) pour ces micronutriments.

Les consommateurs sont-ils bien informés ?

Des études ont montré que les consommateurs ne lisent pas les étiquettes des produits et n’utilisent pas les informations nutritionnelles pour mieux choisir leur alimentation. Les difficultés à comprendre les informations figurant sur les étiquettes et la façon dont elles sont présentées ont amené la Commission Européenne à entamer une révision de la directive relative à l’étiquetage nutritionnel.

L’étiquetage n’est qu’une manière de fournir aux consommateurs des informations appropriées et l’on pourrait faire bien plus encore pour les aider à choisir en toute connaissance de cause des produits alimentaires favorables à leur santé. Certains soutiennent que la première raison d’être de l’étiquette est d’apporter des informations claires, simples et conviviales et que ce moyen doit être encouragé, renforcé et prolongé par un programme exhaustif d’éducation à la nutrition faisant intervenir des associations de consommateurs, l’industrie alimentaire, des formateurs dépendant des gouvernements et des professionnels de la santé.

Exemple d’étiquetage nutritionnel - Soupe de lentilles
Valeurs nutritionnelles moyennes pour 100 ml
Énergie 375 kJ (89 kcal)
Protéines 5,6 g
Glucides
dont sucre
9,5 g
1,2 g
Lipides
dont saturés
3,2 g
1,3 g
Fibres 2,5 g
Sodium 0,56 g

SOURCE : EUFIC

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