Un déficit en vitamines et minéraux est-il un risque majeur de cancer ?

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On estime que la nutrition contribue pour un tiers à la prévention des cancers. La consommation de quantités inadaptées de minéraux et de vitamines peut expliquer que les personnes qui consomment peu de fruits et légumes ont un risque accru de développer certains cancers.

Les insuffisances en fer, zinc, vitamines B6, B12, folates et C peuvent causer des dommages à l'ADN et entraîner des cancers.

L'acide folique est fortement impliqué dans la synthèse et la méthylation de l'ADN, de même que la vitamine B12; une déficience en vitamine B6 intervient également dans le transfert des groupements méthyles et l'ensemble de ces déficiences contribuent aussi à l'augmentation de l'homocysteine liée aux complications cardiovasculaires et aux cancers du col utérin.

La vitamine C, quand à elle, intervient surtout comme antioxydant et protège contre le cancer de l'estomac, limitant l'inflammation due à Hélicobacter-Pylori.

Les fruits et légumes, étant la source principale de vitamine C, sont ainsi inversement corrélés au cancer de l'estomac et des adénocarcinomes oesophagiens. Le déficit en folates associé à un déficit en vitamine C a des effets délétères sur la sructure de l'ADN qui subit des fractures du double brin d'ADN et même des cassures chromosomiques.

Fumer produit aussi un fort stress oxydatif et un fumeur a besoin de 40% de vitamine C de plus qu'un non fumeur pour maintenir le même niveau plasmatique. Le déficit en vitamine C chez les fumeurs est également responsable de dommages oxydatifs de l'ADN spermatique.

Dans la revue Nature Reviews Cancer d'où sont tirées ces conclusions, plus de quarante micronutriments semblent être requis dans une alimentation équilibrée pour protéger l'ADN et lutter contre la cancérogenèse. Les fruits et légumes sont les meilleurs fournisseurs de ces éléments.

SOURCE : Aprifel

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