Trois universités canadiennes unissent leurs efforts de recherche sur la régulation du poids chez la femme

lu 4524 fois

Les chercheurs de l'Université de Sherbrooke, de l'Université d'Ottawa et de l'Université de Montréal (IRCM) unissent leur expertise et leurs efforts pour concevoir des techniques de prévention et de traitement de l'obésité. Une série d'études scientifiques sur les facteurs influençant la régulation du poids corporel chez la femme sera menée par plusieurs experts du domaine de l'activité physique, de la nutrition, de l'obésité, du diabète et de la prise de décisions en matière de soins de santé, tous réunis sous l'appellation SOMET dans le cadre d'une équipe émergente des Instituts de recherche en santé du Canada.

Les recherches cibleront les femmes en surpoids ou obèses pendant des périodes de leur vie où des changements de poids corporel sont le plus susceptibles de survenir : la grossesse, la péri-ménopause et la post-ménopause. Le groupe de recherche de Sherbrooke, mené par les professeurs Martin Brochu et Isabelle J. Dionne de la Faculté d'éducation physique et sportive (FEPS), concentrera ses activités sur les femmes post-ménopausées. Plus particulièrement, leur étude vise à mesurer les effets de l'entraînement musculaire et d'une intervention nutritionnelle enrichie en protéines animales sur le profil de risques cardiovasculaires, la perte de poids et la capacité physique des femmes.

Des solutions pour améliorer la qualité de vie des femmes

Le vieillissement et la ménopause sont associés à une diminution du niveau d'activité physique et de la masse musculaire ainsi qu'à une augmentation de la masse grasse et des détériorations du profil de santé. « Nous tentons d'identifier des stratégies peu coûteuses et efficaces basées sur le changement des habitudes de vie afin de minimiser les complications potentielles associées à l'obésité et la ménopause, telles que le diabète de type 2, les maladies cardiovasculaires, la maladie d'Alzheimer, l'ostéoarthrite et les problèmes de mobilité », explique le professeur Martin Brochu.

Étonnamment, très peu de chercheurs à travers le monde mènent des travaux sur les effets de l'exercice et de la perte de poids sur la santé et la mobilité des hommes et des femmes de 60 ans et plus. « Les personnes âgées et les femmes ménopausées obèses représentent un sous-groupe de la population pouvant particulièrement bénéficier d'un programme de perte de poids axé sur l'activité physique et les habitudes alimentaires », ajoute le professeur Brochu.

Femmes recherchées pour l'étude en cours à Sherbrooke

L'équipe de Sherbrooke recrute présentement des participantes pour son étude qui se déroule au Centre de recherche sur le vieillissement du CSSS-IUGS. Les femmes recherchées doivent être âgées de 60 à 75 ans et satisfaire aux critères suivants : être en surpoids ou obèses, sans règles depuis au moins 12 mois, non-fumeuses, ayant une faible consommation d'alcool (moins de deux consommations par jour) et étant sédentaires (moins de 30 minutes d'exercice par semaine).

Les femmes qui désirent participer à l'étude sherbrookoise ou obtenir de plus amples renseignements peuvent communiquez avec Karine Perreault : <?php echo hide_email('Karine.Perreault@USherbrooke.ca'); ?>.

Pour de plus amples informations sur l'ensemble des activités de recherche du groupe SOMET, consulter www.sante.uOttawa.ca

SOURCE : Université de Sherbrooke

Publicité : accès à votre contenu dans 15 s
Publicité : accès à votre contenu dans 15 s