Traitements amaigrissants en officine : un « charlatanisme » parfois dangereux

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Suite à l'affaire des « gélules amaigrissantes » le ministre de la Santé avait demandé à l'Afssaps d'enquêter sur l'utilisation, par les apothicaires, de certaines substances (anxiolytiques ou caféine), détournées pour intégrer la composition de traitements amaigrissants.

En avril dernier, un pharmacien en cheville avec un médecin prescripteur avait commis une "énorme erreur" (selon ses propres termes) en dosant des hormones thyroïdiennes de synthèse qui entraient dans la composition d'un médicament de régime.

Les doses, 400 à 800 fois trop élevées, avaient tué une femme et conduit 17 autres patients à l'hôpital. "Nous n'avons aucune visibilité des préparations magistrales faites en officines, alors que celles de l'hôpital nous sont déclarées, note Anne Burstin (Afssaps). Nous avons repéré des volumes parfois étonnants (...) et des flux concentrés sur certains arrondissements de Paris et dans les grandes villes du sud de la France."

Anne Castot (Afssaps) dénonce "un marché de la préparation magistrale dans le domaine de l'amaigrissement", et regrette que les "dérives lucratives de la médecine de la minceur", déjà objet d'une loi restrictive au début des années 80 (la loi Talon), continuent de se signaler envers et contre tout.

Le Pr Jean-François Bergmann pointe "une loi du silence de la communauté médicale, une souplesse, une mollesse, qui devient de la viscosité absolue".

(Le Monde, 04/11)

SOURCE : Synthèse de Presse de l'INSERM

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