Syndrome métabolique et alimentation : une toile complexe

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Il n'y a pas une composante alimentaire qui est la seule responsable du syndrome métabolique (SM), mais c'est bien la qualité de l'alimentation dans son ensemble qui importe. C'est le message de bon sens, mais qui découle d'une analyse minutieuse des données disponibles, que profèrent des chercheurs du Queensland Institute of Medical Research à Herston, en Australie.

Leur travail permet d’identifier différentes composantes qui, à ce jour et sur base des données épidémiologiques, sont associées au SM : la consommation importante de fruits et légumes ressort comme un élément bénéfique, que des apports élevés de viande sont associés à des composantes du SM, en particulier à une altération de la tolérance glucidique.

Une consommation élevée de produits laitiers apparaît généralement bénéfique pour certaines composantes du SM, avec cependant certaines contradictions pour le risque d’obésité.

Les céréales non raffinées sont associées à une réduction du risque de SM, alors que les céréales raffinées présentent une association inverse. Les aliments frits sont exempts des modes alimentaires associés à une réduction du risque de SM. Ces différentes composantes se superposent à bien des recommandations en faveur d’une alimentation équilibrée.

Référence :

  • Bexter AJ et al. Asia Pac J Clin Nutr 2006;15(2):134-42.

(Par Nicolas Guggenbühl, Diététicien nutritionniste, " HEALTH & FOOD " numéro Spécial, Mai 2006)

SOURCE : Health and Food

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