Sucres : amis ou ennemis ?

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Les nouvelles recommandations américaines (2000) s'attachent, entre autres, à faire diminuer la consommation des sucres ajoutés qui ne cesse d'augmenter (+ 23 % entre 1970 et 1996) via notamment les boissons sucrées (33 %), mais aussi les bonbons et autres sucreries (16 %), les biscuits et gâteaux (13 %).

En effet, les régimes riches en sucre sont mis en cause dans diverses pathologies comme les caries dentaires, les dyslipidémies, les fractures osseuses et l'obésité dont la prévalence ne cesse de croître. En 1999, aux Etats-Unis, 13 % des enfants et 14 % des adolescents étaient en surpoids.

Or, depuis 1990, les Américains ont augmenté leurs apports énergétiques, essentiellement par une plus grande consommation en hydrates de carbone. Les consommateurs de soft-drinks ont un apport énergétique plus élevé et sont plus nombreux à être obèses que les non-consommateurs : 16 % des hommes et 24 % des femmes sont obèses chez ces consommateurs contre, respectivement, 12 et 18 % chez les non-consommateurs. A l'heure actuelle, le lien direct entre sucres et obésité reste controversé ; cependant, beaucoup d'études ne prennent pas en compte le problème de la sous-évaluation des consommations alimentaires observée chez les obèses et, d'une manière générale, celle des aliments riches en sucres ajoutés.

Enfin, une chute de la consommation de lait est observée au profit de celle des boissons sucrées, ce qui est dommageable à la santé osseuse. Par ailleurs, les boissons sucrées mettent en danger l'équilibre alimentaire et les apports en micronutriments.

Les raisons ne manquent donc pas pour recommander une forte modération de la consommation des sucres ajoutés et des aliments qui en sont vecteurs.

SOURCE : Centre de Recherche et d’Information Nutritionnelles

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