Sucre et sucres : Ne confondons pas !

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Suite aux prises de parole nombreuses de ces derniers jours dans le cadre de la prévention du diabète et l’information concernant une alimentation équilibrée et variée, le Centre d’Etudes et de Documentation du Sucre (Cedus) souhaite revenir sur une terminologie, souvent confuse : ne confondons pas sucre et sucres.

Le Cedus (*) appelle ainsi à la vigilance sur les confusions et raccourcis trop fréquents entre sucre, glycémie et diabète. Ce n’est pas le seul morceau de sucre dans le café en fin de repas qui provoque une hyperglycémie et mène au diabète !

La glycémie correspond au taux de glucose dans le sang. Le terme « taux de sucre dans le sang » est souvent usité, mais il est en fait incorrect. La glycémie est le plus souvent exprimée en grammes de glucose/litre et oscille autour d’1 g/l à jeun dans les conditions normales. Le glucose est la principale source d’énergie des cellules de l’organisme, loin devant les matières grasses.

Le glucose présent dans le sang provient de l’ensemble des glucides apportés par les aliments au moment des repas et du foie qui stocke et libère du glucose entre les repas.

Les différents glucides sont les glucides dits "complexes", n’apportant pas de saveur sucrée (amidon des féculents principalement) et glucides dits "simples" ou sucres. Tous les glucides de l’alimentation sont des sources de glucose.

Les sucres sont naturellement présents dans les fruits (fructose et glucose) ou le lait (lactose) ou sont aussi ajoutés dans les produits manufacturés (sucre, sirop de glucose, sirop de glucose-fructose ou encore miel). Le sucre (sans S) ajouté dans le café ou dans une pâtisserie est du saccharose ; il est extrait de la canne à sucre ou de la betterave sucrière et composé de glucose et de fructose à part égale.

Ainsi, le glucose dans le sang peut provenir pour partie du morceau de sucre de notre café mais également de la digestion de tous les aliments glucidiques, qu'il s'agisse de boissons sucrées mais aussi de fruits, de produits laitiers ou céréaliers. C'est bien un excès durable de calories – quelle que soit leur origine – qui peut entraîner à terme une surcharge pondérale, elle-même facteur de risque de diabète de type 2, comme le soulignent les diabétologues et les associations de patients diabétiques.

Rappelons enfin que les ventes de sucres ajoutés à l'alimentation sont stables en France depuis plus de 40 ans. D’après les enquêtes alimentaires nationales, on estime la consommation de sucre en France à environ 25 kg/an/personne.

Le Centre d'Etudes et de Documentation du Sucre est un organisme interprofessionnel, créé en 1932, qui a pour mission d’assurer l’information et la documentation d’un produit essentiel du secteur agroalimentaire français : le Sucre.

SOURCE : CEDUS

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