Sommeil et alimentation

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Les habitudes alimentaires et les irrégularités peuvent contribuer à perturber votre sommeil. Les plus grands coupables sont la caféine et des composés connexes, comme la théobromine (qui se trouve dans le chocolat). Ces ingrédients interfèrent directement avec le sommeil en raison de leurs effets stimulants sur le système nerveux central (SNC).

Un autre ingrédient dont nous abusons souvent, l’alcool éthylique, affecte notre système nerveux central et favorise la somnolence, il perturbe aussi notre sommeil.

La quantité absorbée au cours du repas et l’heure peuvent aussi affecter notre sommeil. Un grand repas consommé peu de temps avant d’aller au lit distend l’abdomen, exerce de la pression sur le diaphragme, restreint la respiration, et mène à l’inconfort. Aller au lit l’estomac vide provoque la faim, une tension artérielle basse et un inconfort gastrique. La suralimentation et la sous-alimentation peuvent aussi rendre insomniaque.

Pour avoir un bon sommeil, l’alimentation et les habitudes alimentaires doivent être soigneusement observées. Les aliments qui nuisent au sommeil doivent être complètement bannis de l’alimentation, indépendamment du moment de la journée où ils sont consommés. Même les résidus extrêmement petits de certains produits chimiques peuvent avoir d’importants effets biochimiques et bioénergétiques sur notre sommeil qui souvent peuvent nous affecter pendant plusieurs heures voire plusieurs jours.

La suralimentation et la sous-alimentation doivent être bannies. Manger un petit quelque chose peu de temps avant de dormir favorise la libération d’endorphines, créant un sentiment de bien-être qui favorise le sommeil.

Le processus de digestion contribue également à un bon sommeil par un phénomène connu, le flux alcalin, marqué par une légère augmentation du pH après un repas. Cette réaction chimique semble déclencher la somnolence, faciliter la transition vers un bon sommeil, et un long et profond sommeil.

Certains aliments naturellement riches en acide aminé comme le tryptophane (présent dans la dinde, les beurres de fruits à coques comme les noix, les figues, le riz, le thon et les bananes) sont plus susceptibles de favoriser le sommeil lorsqu’il sont consommés peu de temps avant de se coucher. Les aliments riches en magnésium et en vitamine B peuvent également favoriser le sommeil.

D’autres aliments riches en acides aminés comme la tyramine (les épinards, les pommes de terre, les tomates et les fromages à patte molle) retardent le sommeil.

Faire la sieste juste après le déjeuner non seulement favorise la fonction cérébrale, rend une personne plus énergétique, et améliore son humeur et sa productivité, mais sert également à réguler son cycle éveil-sommeil, conduisant à une amélioration des habitudes de sommeil. Mais attention, cette sieste doit être brève et ne doit pas durer plus de 20 minutes.

Les sociétés modernes qui vivent à un rythme soutenu voient un nombre croissant de personnes qui souffriraient d’un reflux gastro-œsophagien (RGO). Contrairement à ce que l’on pense, dormir après un repas léger ne provoque pas de RGO, et éviter de dormir après avoir mangé ne protège pas non plus les personnes contre un RGO.

Si une personne souffre de RGO, elle doit consulter un médecin. Une fois ce problème résolu, dans la plupart des cas par des méthodes non pharmacologiques, les patients peuvent sans danger faire la sieste et consommer des snacks avant de se coucher.

Les personnes qui encourent un risque accru de RGO devraient éviter de trop manger et suivre les traitements non pharmacologiques visant à renforcer le sphincter œsophagien inférieur pour remédier à ce problème.

(Écrit par le Docteur Ronald D. Whitmont, médecin homéopathe classique et interniste qui exerce à New York)

SOURCE : La Grande Epoque

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