Sang pour sang toxique

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Dans ce livre, l’un de nos plus éminents toxicologues révèle une réalité choquante et pourtant passée sous silence : nous sommes littéralement imbibés de polluants et de toxiques. Des dizaines de contaminants circulent dans notre sang. Année après année, ils s’accumulent dans notre corps et les mamans les transmettent même aux foetus !

Le livre

« Sang pour sang toxique » Les responsables ? Souvent d’anodins objets du quotidien : plastiques et résines alimentaires, peintures glycéro, détergents respirés à l’école, parfums et cosmétiques, revêtements d’ustensiles culinaires, meubles traités aux retardateurs de flamme, insecticides ménagers, aspartame, mais aussi polluants industriels comme les PCB et les dioxines.

On nous dit que la fréquence des cancers, du diabète, de l’obésité, des maladies neurodégénératives, des problèmes de fertilité explose parce qu’on mange mal, on fume, on ne fait pas assez de sport. Jamais un mot sur la contamination silencieuse de l’homme par cette soupe chimique.

À travers son expérience de chercheur et d’expert, le Pr Jean-François Narbonne établit enfin la réalité des faits :

  • Quels risques réels pour notre santé et celle de nos enfants ?
  • Quelles mesures prendre au niveau politique ?
  • Que peut-on faire à l’échelle individuelle ?
Au-delà des aspects scientifiques, ce livre aide à mieux cerner les véritables enjeux économiques, politiques et médiatiques des débats sur l’environnement. Pourquoi, par exemple, on agite la menace des incinérateurs – aujourd’hui illusoire – alors qu’on occulte celle, réelle, des plastifiants...

Des substances aux effets inquiétants

Comment expliquer la présence de polluants chimiques dans notre sang ?/

Notre environnement est contaminé par de nombreuses substances qui se retrouvent dans les aliments que nous consommons, dans l’air que nous respirons, et finalement dans notre sang. Durant les 30 Glorieuses, des substances toxiques faiblement biodégradables et capables de s’accumuler dans les organismes vivants (PCB, pesticides organochlorés, dioxines…) ont été déversées massivement dans l’environnement. Des règlementations ont beau avoir été mises en place pour limiter leur dispersion dans la nature, on les retrouve encore dans le sang et les graisses des individus. Aujourd’hui, les progrès de la chimie on permis l’arrivée dans notre quotidien d’une multitude de nouveaux produits : peintures, détergents, parfums, cosmétiques, plastiques, revêtements anti-tâche, meubles traités aux retardateurs de flamme, insecticides… dont la fabrication et/ou l’utilisation relarguent des substances comme les phtalates, les parabènes, le bisphénol A, les retardateurs de flamme, les composés perfluorés. Or, les effets sur la santé de ces substances toxiques sont de plus en plus inquiétants.

Quels sont ces effets sur la santé ?

Même si les conséquences de la présence de ces substances dans le sang sont souvent difficiles à évaluer, on soupçonne fortement ces polluants d’être responsables de l’augmentation, constatée depuis une trentaine d’années, de certaines maladies et troubles métaboliques : cancers, notamment lymphomes et tumeurs cérébrales, autisme, malformations génitales, asthme, prématurité, infertilité… Aux Etats-Unis par exemple, aujourd’hui 5 à 10 % des couples sont stériles et la moitié des enfants naissent avant terme. En 20 ans, le nombre de cas d’autisme a été multiplié par 10, le nombre d’enfant souffrant d’anomalies génitales ou d’asthme a été multiplié par 2. La pollution chimique joue également très probablement un rôle dans la flambée du diabète et de l’obésité.

Quelles sont les populations les plus à risque ?

On a longtemps pensé que le fœtus, grâce au placenta, n’était pas exposé aux substances toxiques circulant dans l’organisme de sa mère. On sait aujourd’hui que ce n’est absolument pas le cas. Les études montrent en effet que l’on retrouve des centaines de polluants dans le sang de cordons des nouveau-nés. Or l’embryogenèse est une phase critique pour le développement du fœtus. Une seule exposition, même très courte, est susceptible d’entraîner des conséquences irréversibles dont certaines apparaîtront une fois adulte.

Pourquoi ce livre ?

Je constate chaque jour que, plus les preuves d’une contamination de l’homme s’accumulent, plus les discours deviennent incohérents. Le fameux « syndrome de Tchernobyl » (« on nous cache tout, on nous dit rien ») est aujourd’hui encore largement exploité par les médias et le milieu associatif. Trop souvent les données scientifiques sont utilisées de manière cynique en fonction des intérêts financiers ou politiques, avec la complicité des autorités sanitaires répétant de façon indécente que tout va bien puisque l’espérance de vie augmente, assertion qui est totalement contestable. Aujourd’hui, seules les associations œuvrant dans la protection de l’environnement ont accès aux médias alors que les avis, rapports et messages – souvent détonants – délivrés par les agences sanitaires, celles qui ont justement été mises en place pour en finir avec le syndrome Tchernobyl, ne font pas une ligne dans la presse. Pour un homme politique, il semble aujourd’hui plus rentable électoralement de s’aligner sur une position fantaisiste d’une ONG que de mettre en œuvre les options de gestion des risques proposées par les agences sanitaires. A travers ce livre et mon expérience de scientifique et d’expert, je veux fournir au lecteur une information objective et indépendante, basée sur les connaissances les plus récentes afin qu’il soit en mesure de mieux cerner les véritables enjeux des débats actuels sur la pollution.

L'auteur

Jean-François Narbonne est professeur de toxicologie à l'université de Bordeaux 1. Il est également expert à l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa), à l'Agence française de sécurité de l'environnement et du travail (Afsset) ainsi que membre de plusieurs groupes de travail de l'UE et de l'ONU.

Découvrir le livre « Sang pour sang toxique », de Jean-François Narbonne aux Editions Thierry Souccar, 256 pages.

SOURCE : Editions Thierry Souccar

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