Risque de goutte : un rôle protecteur des produits laitiers ?

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Connue depuis l'Antiquité, la goutte touche en majorité les hommes. Cette maladie se manifeste par des inflammations essentiellement au niveau des articulations et résulte d'un excès d'acide urique dû à la dégradation des purines issues entre autres de l'alimentation.

Une étude longitudinale sur douze ans, auprès de 47 150 hommes sans antécédent de goutte, a été menée par une unité de rhumatologie du Massachusetts afin d'évaluer l'influence des facteurs alimentaires sur le risque de goutte.

Les sujets complétaient tous les deux ans un questionnaire concernant leur état de santé et d'autres facteurs (tabagisme, exercice…), et, tous les quatre ans, un questionnaire recueillait une information détaillée sur leurs apports alimentaires.

A la fin de cette étude, 730 nouveaux cas de goutte étaient identifiés selon des critères spécifiques. Les résultats ont confirmé qu'une forte consommation de viande et de fruits de mer majorait le risque de goutte, chaque portion supplémentaire de viande par jour et chaque portion supplémentaire de fruits de mer par semaine augmentant de 21 % et 7 % respectivement ce risque. Inversement, une forte consommation de produits laitiers est apparue associée à une diminution du risque de goutte.

Contre toute attente, l'apport total de protéines et la consommation de légumes riches en purines (haricots, épinards, champignons…) ne sont pas associés à un risque accru de goutte. Les facteurs génétique et alimentaire sont importants dans le développement de cette maladie qui doit être considérée comme rattachée à l'épidémie globale actuelle d'obésité, de diabète et d'hypertension.

SOURCE : Centre de Recherche et d’Information Nutritionnelles

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