Risque cardiovasculaire : l'IMC (BMI) ne fait plus le poids...

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Si l'on s'accorde généralement à reconnaître que le surpoids et l'obésité s'accompagnent, entre autres, d'une augmentation du risque cardiovasculaire, cette relation est loin d'être une évidence.

Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle vient d'en prendre pour son grade, suite à une méta-analyse portant sur 40 études, regroupant près de 250 000 personnes avec une maladie cardiovasculaire et suivies en moyenne pendant 4 ans.

Si les résultats montrent qu'un IMC trop faible et que l'obésité (IMC de 30 et plus) ne sont pas de bon augure, la surprise vient dans la zone du surpoids : les personnes dans cette zone (IMC de 25 à 30) bénéficient d'une meilleure survie et font moins d'événements cardiovasculaires que celles d'un IMC normal.

Ces résultats ne remettent pas en cause l'intérêt d'un poids dit « de forme » pour la santé cardiovasculaire, mais ils amènent à relativiser la pertinence de l'IMC en tant qu'indicateur du risque cardiovasculaire.

Les auteurs expliquent que ces résultats pour les personnes en surpoids s'expliquent probablement par une augmentation de la masse musculaire, alors que seul l'accroissement de la masse grasse augmente le risque cardiovasculaire.

Référence :

  • Romero-Corral et al. Lancet 2006;368: 666-78

(Par Nicolas Guggenbül, Diététicien Nutritionniste, " HEALTH & FOOD " numéro 78, Septembre)

SOURCE : Health and Food

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