Rester mince est bon pour la santé et l'environnement

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Maintenir un poids santé est une bonne nouvelle pour l'environnement, selon une étude publiée dans l'International Journal of Epidemiology. Des chercheurs britanniques ont pu mettre en évidence un lien entre obésité et pollution : les personnes en surpoids ont ainsi un « bilan carbone » supérieur à celui des plus minces car ils dépensent plus d'énergie que ces derniers.

« Rester mince est bon pour la santé et l’environnement » - Crédit photo : www.daily-bourse.fr Selon Phil Edwards et Ian Roberts, les deux chercheurs britanniques de la London School of Hygiene and Tropical Medecine à l’origine de cette étude récente, les personnes obèses consomment plus de nourriture, utilisent plus souvent leur voiture en raison de leur difficulté à se déplacer, ce qui accroît considérablement leur émissions de CO2, ce qui a un certain impact sur l’environnement.

Parce que la production alimentaire est un important contributeur au réchauffement climatique de la planète, une population composée essentiellement de personnes minces, telles que celle observée au Vietnam, consomme près de 20% de nourriture en moins, et donc également moins de gaz à effet de serre, qu’une population dont 40% des individus sont en surpoids ou obèses (proche de celle observée aux USA actuellement).

Les émissions liées au transport seront également plus faibles, parce qu’il faut moins d’énergie pour le transport de personnes minces. Les chercheurs estiment qu’une population de personnes minces de 1 milliard de personnes émettent 1,0 GT (1000 millions de tonnes) d’équivalents dioxyde de carbone de moins par an par rapport à une population de personnes en surpoids ou obèses.

Une autre étude américaine révélait déjà en 2008 qu’aux Etats-Unis l’obésité contribue à une importante augmentation de la consommation d’énergie. Le chercheur Sheldon H. Jacobson estimait à plus d’un milliard de gallons US (3,79 litres) supplémentaires la quantité d’essence que nécessite les personnes ayant un surplus de poids. Pour Jacobson, l’usage de l’automobile est intimement liée aux problèmes d’obésité constatés non seulement aux États-Unis, mais aussi ailleurs dans le monde.

Dans presque tous les pays du monde, l’indice de masse corporelle moyen (IMC) est en hausse. Entre 1994 et 2004, l’IMC moyen des hommes en Angleterre a augmenté, passant de 26 à 27,3, tandis que l’IMC moyen des femmes est passé de 25,8 à 26,9 (cela représente une prise de poids moyenne d’environ 3 kg). L’humanité prise dans son ensemble - que ce soit en Australie, d’Argentine, de Belgique ou du Canada - ne cesse régulièrement de grossir. Plus d’un milliard d’adultes dans le monde sont en surpoids, et 300 millions sont considérés comme obèses.

« Quand il s’agit de la consommation alimentaire, se mouvoir dans un corps plus lourd revient à se déplacer à bord d’un véhicule qui consommerait plus... », affirment les auteurs. « Plus le poids de notre corps augmente, plus il devient difficile et désagréable de se déplacer dans celui-ci et l’on devient plus dépendant de nos voitures... Rester mince est donc bon pour la santé et l’environnement. Nous devons faire beaucoup plus pour inverser la tendance mondiale à l’état d’engraissement, et la reconnaître comme l’un des facteurs clés dans la bataille pour réduire les émissions de gaz à effets et ralentir le changement climatique », concluent-ils.

(Phil Edwards and Ian Roberts: Population adiposity and climate change. International Journal of Epidemiology 2009;1-5 - Sheldon H. Jacobson: With increasing obesity, fuel consumption becomes weighty matter. www.physorg.com)

Source : Alexandre Glouchkoff

SOURCE : Toute la diététique !

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