Repères pour bien manger pas trop cher

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Manger équilibré peut coûter assez cher mais pas forcément ! Les aliments pas trop caloriques riches en nutriments, vitamines et minéraux, sont souvent plus coûteux que les aliments gras - sucrés - salés tout prêts, bourratifs et hypercaloriques. Entre les deux, il y a place pour des choix alimentaires et des menus d’un bon rapport prix/qualité nutritionnelle.

« Repères pour bien manger pas trop cher » - Crédit photo : www.cyberpresse.ca Pas trop de ceci, pas assez de cela... : dans les pays riches, les recommandations nutritionnelles pleuvent. En même temps, la crise économique est une réalité qui conduit les ménages à être de plus en plus regardants. Ajoutez-y un recul de la tradition et du savoir-faire culinaires, non seulement chez les plus défavorisés, mais aussi dans les jeunes générations, soucieuses de rapidité et de praticité. Faut-il s’étonner de la ruée sur la junk-food et son cortège de pizzas, friands, panés de toutes sortes, chips, cacahuètes, viennoiseries, sucreries... Des produits gras/sucrés et gras/salés qui ne demandent aucune préparation, qui s’avalent vite et « calent » bien. Et, en plus, pas chers...

Car ce n’est plus un mystère : pour des apports énergétiques équivalents, une alimentation de base de bonne qualité nutritionnelle coûte généralement plus cher qu’une alimentation de faible qualité nutritionnelle. Bonne qualité nutritionnelle veut dire que l’aliment ou le produit apporte des nutriments utiles (protéines, vitamines, minéraux...), mais sans excès de calories. Qui ne s’est pas plaint de la cherté des fruits et légumes ou de celle du poisson ?

Or le prix est le premier critère d’achat des produits alimentaires. Ensuite viennent les habitudes, le mode de vie, le goût, l’aspect pratique. Et l’aptitude à faire un minimum de cuisine et à équilibrer un menu. Entrée, plat, fromage, dessert, et pas de grignotage entre les repas : le bon sens traditionnel n’est pas de trop !

C’est pourquoi l’éducation est aussi une des clés du « bien manger ». Ce qui n’a pas été transmis doit s’apprendre. Il s’agit de savoir choisir entre les aliments et produits disponibles. De savoir les associer et bien ordonner leur consommation. Un bagage utile dans les périodes difficiles, quand le prix peut devenir un obstacle à une bonne alimentation.

Il est ainsi utile de se reporter sur des aliments qui ont un bon rapport prix/qualité nutritionnelle. Répertoriés dans les travaux des spécialistes de la nutrition, ils sont aussi un choix de bon sens, dicté par toute une culture alimentaire : lait et produits laitiers, oeufs, légumes secs et féculents. Une base d’un prix de revient raisonnable qui autorise béchamels, soufflés, gratins, flans et soupes. Et doit bien sûr être associée régulièrement à quelques fruits et légumes (en conserve ou de saison), à des viandes et poissons parmi les moins chers... En nutrition, le rapport qualité/prix a l’avenir devant lui.

(Tenir compte de la densité nutritionnelle et du prix des aliments pour des recommandations réalistes - Adam DREWNOWSKI, Pr d’épidémiologie et de médecine à l’Université de Washington)

SOURCE : Centre de Recherche et d’Information Nutritionnelles

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