Régimes à base de protéines animales et effets sur la santé

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Les régimes qui ont le vent en poupe tel que le régime Dukan ou la chrononutrition se composent principalement de protéines animales. Ils peuvent être très efficaces. Mais un régime ne peut être temporaire. Dès que l’on reprend les habitudes alimentaires d’avant, les kilos reviennent petit à petit. Pour garder la ligne, ces régimes deviennent donc notre nouveau mode d’alimentation. Se posent alors certains problèmes...

« Régimes à base de protéines animales et effets sur la santé » - Crédit photo : www.arehn.asso.fr Les régimes qui ont le vent en poupe tel que le régime Dukan ou la chrononutrition se composent principalement de protéines animales. Ils peuvent être très efficaces. Mais un régime ne peut être temporaire. Dès que l’on reprend les habitudes alimentaires d’avant, les kilos reviennent petit à petit. Pour garder la ligne, ces régimes deviennent donc notre nouveau mode d’alimentation. Se posent alors certains problèmes.

Qu'est ce que des protéines animales ?

Manger des protéines animales, c’est manger de la viande et du poisson très régulièrement et cela a un coût. Si notre porte monnaie n’est pas extensible, nous allons rechercher des aliments bon marché. Un autre problème survient alors, il s’agit de la qualité de ces produits.

La qualité de la viande ne devrait pourtant pas être négligée. En évoquant la qualité, je pense surtout à la façon dont sont élevés les animaux. Des études ont révélé que la viande d’animaux élevés en batterie contient plus de toxines que ceux élevés traditionnellement.

On sait maintenant l’importance de notre hygiène de vie et que la nourriture que l’on absorbe imprègne les cellules de notre corps. C’est la même chose pour l’animal. Nous ingérons les toxines générées par l’animal dans un environnement d’élevage intensif ainsi que les résidus médicamenteux.

Manger de la viande engendre des conséquences sur la déforestation des grandes forêts primaires équatoriennes, décimées pour la production des cultures intensives de sojas trop souvent génétiquement modifiés. Quant aux poissons menacés, la liste rouge devient de plus en plus longue. Les élevages de poissons polluent et demandent une grande quantité de poissons pêchés.

Si on aime les animaux, manger leur chair en sachant que l’animal a été martyrisé* peut couper l’appétit. Comment concilier tous ces aspects ? Il n’y a pas de recette miracle mais on peut trouver des compromis.

Quelques idées pour apporter une réponse à ce dilemme

Pour dépenser moins, on peut se nourrir de viande de bœuf hachée bio et de poulet, de jambon cuit Label Rouge. On peut les préparer de plusieurs façons et leur prix reste raisonnable. Les normes bios et le Label Rouge garantissent que les animaux élevés selon ces normes ont été traités dans le respect de certaines règles. Si vous connaissez une filière paysanne, vous préférerez acheter l’animal directement à la ferme, chez le producteur. C’est relativement facile pour les poulets et les œufs. Pour les viandes rouges, il existe des sites Internet comme Biosegur qui permettent un rapport direct des éleveurs bios à la clientèle et le prix est tout à fait compétitif.

Variez les poissons en privilégiant bien sûr ceux qui ne font pas partie de la liste des poissons menacés. Choisissez des poissons portant le label MSC qui assure une pêche respectueuse.

Manger beaucoup de protéines peut nuire à la santé. L’acide urique, produit par la digestion des protéines, est éliminé par les reins. Si la quantité est trop importante, l’acide urique qui se présente sous forme de cristaux, va se déposer dans les articulations. C’est la cause principale de la goutte qui provoque des douleurs articulaires aiguës. Les cristaux s’accumulent également dans les reins, provoquant des coliques néphrétiques très douloureuses.

Pour aider notre corps à éliminer au maximum l’acide urique, quelques petites choses sont à faire. La première est de boire beaucoup d’eau, soit plus d’un litre et demi par jour.

On peut aussi consommer des tisanes qui vont favoriser l’élimination de l’acide urique. Il s’agit de l’ortie, du frêne et des feuilles de cassis qui sont anti-inflammatoires, diurétiques et favorisent l’élimination de l’acide urique. L’harpagophytum** est un anti-inflammatoire, analgésique et antalgique avéré. Il favorise la réduction de l’acide urique de par son action dépurative et détoxifiante. Il est aussi immunostimulant et hypocholestérolémiant. Cependant en cas de problèmes cardiaques ou rénaux importants, il vaut mieux consulter un médecin.

Il est préférable d’éviter au maximum de consommer les aliments les plus riches en acide urique, soit les abats, la charcuterie, la sardine, l’anchois, la morue, le hareng et l’alcool.

Consommer des légumes et des fruits diminue l’acidité de l’urine et par là le risque de formation de calculs rénaux dus à l’acide urique. Si vous êtes en bonne santé, vous pouvez ajouter un jus de citron à l’eau que vous buvez, car si le citron a un goût acide, il devient basique après digestion.

Apprenez à maigrir lentement car une perte de poids trop rapide peut augmenter le taux d’acide urique dans le sang.

Références :

(Écrit par Catherine Keller)

SOURCE : La Grande Epoque

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