Régime amaigrissant et supplémentation

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Cette étude américaine fait le point sur les bénéfices et risques liés à la prise de compléments alimentaires - dont certains sont disponibles en France - dans le cadre d'un régime amaigrissant.

Ceux contenant vitamines, minéraux et/ou oligoéléments, seuls ou en combinaison, à des teneurs ne dépassant généralement pas les doses journalières admissibles, peuvent pallier les insuffisances d'apports en certains micronutriments (fer, calcium, etc.) lors de régimes hypocaloriques (1 200-1 500 kcal/j), voire prévenir des carences liées à une malabsorption après chirurgie de l'obésité ou à certains régimes hyper-protéinés extrêmement pauvres en calories (500 à 800 kcal/j).

Leur délivrance devant alors être encadrée par une personne compétente. D'autres sont utilisés pour stimuler la perte de poids en diminuant l'appétit ou en augmentant le métabolisme basal. Les industriels sont responsables de l'innocuité de leurs produits, considérés comme des aliments donc a priori non dangereux jusqu'à preuve du contraire et ils n'ont pas eu à faire la preuve de leur efficacité : c'est le cas, par exemple, du picolinate de chrome et du chitosan.

Des interactions avec des médicaments, des contaminations (Aristolochia) ou des effets secondaires (éphé-drine) ont parfois entraîné leur interdiction à la vente. Certains compléments nécessitent des précautions d'emploi du fait des quantités de substrats utilisés (augmentation de la pression sanguine avec les extraits d'orange amère). Ces produits sont déconseillés en cas de grossesse ou d'allaitement. Avant toute utilisation, il faut impérativement vérifier les données disponibles sur les sites spécialisés.

(J Am Diet Assoc 2005 ; 105(suppl) : S80-S86.)

SOURCE : Centre de Recherche et d’Information Nutritionnelles

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