Réduire le gaspillage et adopter des habitudes alimentaires saines et durables : les réponse clés pour l'avenir de la planète sont apportées par l'alimentation

lu 3613 fois

Un milliard de personnes qui souffrent de malnutrition, un milliard de personnes qui n’ont pas un accès suffisant à l’eau, tandis qu’un tiers de la nourriture produite à l’échelle mondiale est jeté chaque année à la poubelle. A l'occation de la Journée Mondiale de l’Environnement, le Barilla Center for Food and Nutrition (BCFN) alerte une nouvelle fois l’opinion publique sur les grands enjeux de demain en matière de développement durable et de préservation de l’environnement.

Pour relever les défis mondiaux les plus importants et sauvegarder l’avenir de la planète avec des actions concrètes et pouvant être mises en œuvre immédiatement, le Barilla Center for Food and Nutrition propose quelques recommandations : réduire de moitié les gaspillages alimentaires peut diminuer d’au moins 5% les rejets de gaz à effet de serre. Non seulement des habitudes alimentaires correctes protègent la santé, mais elles sont aussi durables pour l’environnement ; il suffit de penser que la consommation d’eau virtuelle quotidienne pour l’alimentation d’un individu varie de 1500-2600 litres dans le cas d’un régime végétarien, à environ 4000-5400 litres pour un régime riche en viande.

Des activités humaines « durables » pour la société et pour l’environnement sont une priorité qui ne peut être prorogée pour garantir un avenir à la planète ; l’alimentation joue en ce sens un rôle fondamental puisqu’elle a un impact considérable sur la protection de la santé et sur le bien-être de l’humanité. Réduire le gaspillage de la nourriture et adopter des habitudes alimentaires saines et équilibrées du point de vue de la durabilité et de la consommation de ressources en eau sont parmi les recommandations proposées par le Barilla Center for Food and Nutrition pour agir dès maintenant pour le bien de la planète.

Chaque année, plus de 30% de la production totale destinée à la consommation humaine est gaspillée, entre les pertes alimentaires qui se produisent le long de la filière, les déchets de production et le gaspillage domestique. Éviter le gaspillage permettrait de réduire le réchauffement de la planète : des études récentes ont démontré que si l’on réduisait de moitié le gaspillage, les rejets de gaz à effet de serre diminueraient d’au moins 5%. Au Royaume-Uni, par exemple, on estime que 20% des rejets de gaz à effet de serre sont associés à la production, distribution et stockage de biens alimentaires. Prévenir le gaspillage de nourriture dans les consommations domestiques correspondrait à économiser 17 millions de tonnes équivalentes de rejets de CO2 par an (cela équivaut à 1 voiture sur 5 en moins sur la route).

En outre, les produits alimentaires encore comestibles gaspillés au Royaume-Uni représentent 4% du bilan eau, soit 284 litres par jour et par personne. En Italie, en 2010, il a été jeté 2,7 millions de tonnes de fruits, 193 400 de tonnes de viande, 423 000 de tonnes de lait et fromages et 9600 de tonnes de poissons : dans l’ensemble, il a été gaspillé 12,6 milliards de mètres cubes d’eau car 14 millions de tonnes de produits agricoles n’ont pas été récoltés. De plus, la quantité de fruits et légumes jetés par les supermarchés, les hypermarchés et les autres services commerciaux entraîne la consommation de plus de 73 millions de mètres cubes d’eau et l’utilisation de ressources environnementales égales à 400 millions de mètres carrés équivalents : ce gaspillage provoque également le rejet dans l’atmosphère de plus de 8 millions de kg d’anhydride de carbone équivalente.

Le problème de la disponibilité de l’eau est l’une des priorités à l’échelle mondiale, car il existe de profondes différences dans la possibilité d’accès à l’eau par habitant, entre les différents pays : en comparant les économies plus développées avec celles en voie de développement, on passe de 575 litres par habitant disponibles aux Etats-Unis à 385 en Italie, 285 en France, 180 au Brésil, 135 en Inde et 85 en Chine. Mais il y a des pays où un milliard d’individus vivent avec moins de vingt litres d’eau potable par jour. Parmi les idées les plus efficaces indiquées par le Comité du Forum Mondial de l’Eau à Marseille en mars 2012, nous comptons les modèles BCFN de la Double pyramide alimentaire et environnementale et de la Pyramide alimentaire et de l’eau.

Le Barilla Center a étudié quel est le rapport entre ce que nous mangeons et la santé de la planète : le modèle de la Double Pyramide montre, en effet, le rapport entre la valeur nutritionnelle et l’impact environnemental des aliments. Il ressort de ce modèle que les aliments, dont les experts en nutrition conseillent une consommation plus fréquente et en de plus grandes quantités, selon le modèle alimentaire méditerranéen, sont également ceux qui ont une empreinte environnementale moins importante, tandis que les aliments pour lesquels il est conseillé une consommation modérée ont un impact environnemental majeur.

De même, la Pyramide alimentaire et de l’eau met en relation la pyramide alimentaire traditionnelle du Régime Méditerranéen avec l’impact environnemental des aliments en termes de consommation de ressources en eau (bilan eau). Il en ressort que pour produire, distribuer et consommer une tomate, il faut 13 litres d’eau, tandis que le cycle de vie d’une tranche de pain équivaut à 40 litres, pour 100 grammes de fromage : 500 litres et pour un hamburger 2 400 litres d’eau. En général, la consommation d’eau virtuelle quotidienne pour l’alimentation d’un individu varie de 1500 à 2600 litres environ, dans le cas d’un régime végétarien et de 4000 à 5400 litres, dans le cas d’un régime riche en viande. Il apparaît évident que les aliments recommandés par le régime méditerranéen pour une consommation plus fréquente, ont un bilan eau inférieur. Il suffit alors de suivre une alimentation quotidienne saine et équilibrée, selon des choix conscients et responsables pour réduire parallèlement notre propre impact sur l’environnement et contribuer à la sauvegarde de la planète.

Pour impliquer dans le débat un plus large public sur les sujets de l’alimentation et diffuser une connaissance et une conscience majeures à l’échelle mondiale, le BCFN a récemment publié Eating Planet 2012, le premier livre du Barilla Center qui rassemble les contributions des plus grands experts internationaux dans le domaine de l’alimentation. Le livre, qui a été réalisé en collaboration avec le World Watch Institute et publié par Edizioni Ambiente, propose plusieurs solutions, issues de l’activité de recherche menée par le BCFN et par son réseau d’experts de 2009 à ce jour. Il est téléchargeable dans sa version intégrale à partir des principales boutiques de ventes en ligne.

SOURCE : Barilla Center for Food & Nutrition

Publicité : accès à votre contenu dans 15 s
Publicité : accès à votre contenu dans 15 s