Quels conseils nutritionnels donner à des femmes « rondes » qui cherchent à maigrir, parce qu'elles se trouvent « trop grosses » ?

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Chez l'adulte, un indice de la masse corporelle (IMC) supérieur à 30 kg/m2 sert à définir l'obésité. L'IMC étant le rapport du poids en kg sur le carré de la taille (en mètres). D'une manière générale, l'IMC 30 est souvent pris comme critère pour estimer la prévalence de l'obésité.

Il est important de faire la distinction entre différents points : On parle de surcharge pondérale lorsque ce rapport est compris entre 25 - 30 kg/m2. De même on associe, un IMC de 18,5 à 25 kg/m2 à un risque minimum pour la santé.

L'IMC permet donc de faire la distinction réelle entre la surcharge pondérale et l'obésité vraie et d'avoir des arguments vis-à-vis du patient qui par ailleurs a sa propre perception du poids souhaitable, (pressions sociale, commerciale culturelle, médiatique, artistiques...).

Plusieurs facteurs nutritionnels, génétiques, métaboliques, psychologiques et socio-économiques entrent en jeu dans l'installation de l'obésité et sont aussi importants les uns que les autres. Ne pas tenir compte de l'un d'eux peut induire l'échec.

Pour perdre du poids, il faut faire du "sur mesure" : diminuer les apports, augmenter les dépenses, tenir compte de l'équilibre entre les différents nutriments, des habitudes alimentaires, du rythme de vie, du niveau socioéconomique, du facteur psychologique. Il n'existe pas de régime miracle applicable à chacun.

Un régime restrictif et/ou déséquilibré, donne des résultats à court terme qui deviennent problèmatiques à long terme. Le patient finit toujours par arrêter “son régime” et retrouve son poids initial avec des kilogrammes supplémentaires en prime !

Il est absolument essentiel d’apprendre à manger au patient ou de lui réapprendre à bien choisir ses aliments, à les apprécier dans leur diversité et éviter les prises alimentaires suscitées par l’ennui, le stress… toute situation non liée à la sensation de faim. Il est du devoir du médecin d’expliquer comment réussir une alimentation équilibrée.

Ce ré-apprentissage est d’autant plus important car l’étude SUVIMAX a montré une consommation plus importante de sucreries et de desserts que des fruits et légumes.

La réussite de cet apprentissage est bénéfique pour le patient et pour ses descendants car d’une manière générale nous transmettons plus facilement ce que nous savons ou plus exactement ce à quoi nous avons été habitués.

Si l’obésité est reconnue comme un problème de santé publique important, et constitue un facteur de risque de maladies métaboliques, cardiovasculaires, respiratoires, et physiques… Il ne faut pas oublier que la maigreur représente un risque important pour la santé. Le médecin doit autant conseiller une “ronde” qu’une “maigre” dans un ré-apprentissage alimentaire.

De même, la maigreur peut représenter un risque pour la santé (un IMC inférieur à 18,5 kg/m2).

SOURCE : APRIFEL

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