Quelles pratiques pour bien vieillir et rester en bonne santé après 50 ans ?

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Que font les seniors et les baby-boomers pour bien vieillir et rester en bonne santé ? Quelles sont les pratiques des plus de 50 ans pour se maintenir en forme au quotidien ? Où placent-ils leurs priorités ? Quel est leur degré de motivation ? S’appuyant sur une approche à la fois quantitative et qualitative, l'enquête Seniosphère, mené en deux temps (en 2008 et en avril 2012) et pilotée par l’institut LH2 [1], vous livre les principaux enseignements : se maintenir en bonne santé ne se limite plus à prendre ses médicaments et faire attention à son alimentation, c’est le bien être en général qui pilote leurs décisions.

Les quatre clés pour rester en bonne santé

Lors du départ à la retraite, vieillir en bonne santé devient une priorité. Si l’espérance de vie est élevée en France, l’important c’est de rester en forme pour en profiter. La longévité repose à 30% sur le capital génétique, et pour 70% sur le style de vie [2].

Aujourd’hui, les plus de 50 ans prennent encore plus soin d’eux, mais leurs priorités ne sont pas toujours là où on les imagine.

L’étude a montré que les seniors et les Baby Boomers ont recours à des pratiques très variées et complémentaires pour rester en bonne santé. Parmi celles-ci, 4 se distinguent, considérées par les personnes interrogées comme « très importantes » :

  • La famille et la socialisation : voir ses enfants et petits-enfants (81%), rester en contact avec ses amis et ses proches (79%), et moindrement rencontrer de nouvelles personnes de son âge (31%).
  • L’alimentation : manger diversifié et varier les aliments (77%), manger sain et équilibré (73%), se faire plaisir en mangeant (58%), et beaucoup moins manger peu (22%), ou encore consommer des produits allégés ou light (11%).
  • Les activités culturelles : avoir des activités, faire des sorties, s’adonner à la lecture (68%).
  • L’exercice physique : faire du sport, bouger (65%).

Viennent ensuite d’autres bonnes pratiques comme aller consulter régulièrement un médecin (41%) ou voyager (35%). En 2008, l’alimentation était la première arme pour rester en bonne santé, en 2012 c’est la famille et la socialisation.

Quelques différences selon les profils

Les différences par tranche d’âge : dans l’ensemble tous les âges sont convaincus par la pertinence d’une approche globale qui associe santé, socialisation, alimentation et activités. Cependant, dans les faits selon l’âge les comportements diffèrent: les 50-59 sont peu actifs, les plus de 60 ans sont plus mobilisés sur tous les fronts et pour les plus de 70 ans le recours au médecin devient très important.

Les différences entre les deux sexes : si les femmes semblent plus impliquées en matière de socialisation et de vie familiale, d’alimentation ou encore d’activités, les hommes donnent une légère priorité aux voyages.

Les différences entres les actifs et les retraités : entre 50 et 62 ans, les actifs se révèlent moins concernés et actifs que leurs aînés, sauf sur 3 aspects : consommer des produits allégés ou light, et plus faiblement se faire plaisir en mangeant et voir leurs enfants et petits-enfants.

Les différences entre la région parisienne et la province : en région parisienne, les seniors favorisent une alimentation légère et frugale, le recours au médical, les activités et leur cercle de proches. En province, ils tendent davantage vers une alimentation équilibrée, saine et diversifiée, ainsi que vers des liens étroits avec leur famille.

Les différences entre les personnes seules et en couple : alors que les couples privilégient les relations, une bonne alimentation et les activités, les personnes seules ont plus souvent recours à la consultation médicale et aux médicaments.

Ce qu'il faut retenir

Globalement, depuis la 1ère vague de l’étude réalisée en 2008, la motivation pour bien vieillir a nettement progressé. L’ensemble des plus de 50 ans a adopté une approche globale et un certain style de vie, avec des nuances en fonction de la tranche d’âge et du profil. Cette philosophie, qui englobe de multiples dimensions, fait de l’individu le chef d’orchestre de son « bien vieillir ». Les pratiques sont de plus en plus nombreuses et complexes. Face à toutes ces options, les plus de 50 ans ont besoin de conseils pour adopter la bonne stratégie. Une opportunité pour les marques qui en développant une offre plus globale peuvent mieux répondent aux attentes de la population vieillissante

« Depuis 6 ans, Seniosphère mène des missions de conseil marketing à 360° autour des seniors et des baby-boomers dans de nombreux secteurs d’activité », commente Sophie Schmitt, cofondatrice de Seniosphère. « Aider les plus de 50 ans à bien vieillir et à rester en bonne santé ouvre des opportunités à de nombreuses entreprises, opportunités, souvent exploitées de façon trop limitée. Au Japon ou aux Etats-Unis, par exemple, on assiste à l’émergence de nouveaux métiers pour accompagner ces populations. Souhaitons que la tendance se propage également en France ! »

[1] Etude menée auprès de 453 femmes et hommes de 50 ans et plus, représentatifs de la population française, actifs et retraités, sur un échantillon suffisant pour affiner les résultats par sexe, âge, CSP, Paris/province et taille des foyers.

[2] Scientific American, 2010, P.Sebastiani et T. Perls, Université de Boston.

SOURCE : SénioSphère

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