Prévention du cancer : n'oubliez pas l'ail et l'oignon !

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La consommation de fruits et de légumes diminue le risque de cancer, notamment des cancers digestifs. Ce résultat, obtenu grâce à des études sur les habitudes alimentaires d’un grand nombre de personnes, est confirmé par des expérimentations visant à décrire le mode d’action de fruits ou de légumes particuliers. A ce titre, les plantes alliacées, telles que l’ail ou l’oignon, ont un rôle tout à fait original.

Des vertus connues depuis l’Antiquité

Cultivés et consommés depuis la nuit des temps, l’ail et l’oignon sont reconnus pour leurs effets sur la santé. Traitement de l’inflammation, traitement des infections, prévention des ulcères, des indigestions, soulagement de la douleur, réduction de la fièvre sont des exemples d’indications en médecine traditionnelle. Par ailleurs, on leur prête également un rôle préventif vis-à-vis de maladies telles que les cancers ou les maladies cardio-vasculaires. La connaissance des propriétés préventives de ces plantes ne date pas d’aujourd’hui puisque déjà les papyrus égyptiens mentionnaient l’action antitumorale de l’ail. Cependant la preuve scientifique de cette efficacité n’a été apportée que récemment grâce à une meilleure connaissance des phénomènes biologiques ou cellulaires impliqués dans le cancer et grâce à l’identification des effets spécifiques des constituants de ces plantes.

Les secrets des composés soufrés révélés

Les bulbes d’ail ou d’oignon se caractérisent par la présence, entre autres, de constituants soufrés responsables de leur odeur et de leur saveur particulières. Ces substances ont des propriétés physiologiques et biologiques favorables au développement de mécanismes protecteurs de la cancérogenèse. Notre Unité de Recherche, en association avec d’autres laboratoires, a étudié les effets du disulfure de diallyle, un constituant de l’ail. Ces études ont mis en évidence le rôle protecteur de ce constituant vis-à-vis de la cancérogenèse et ont élucidé ses mécanismes d’action. Il s’agit d’une protection de l’ADN contre la toxicité de composés cancérogènes, une inhibition de la prolifération cellulaire et un rétablissement des communications cellulaires.

Des arguments épidémiologiques

Parallèlement à ces travaux, des études épidémiologiques, réalisées dans différents pays et continents, montrent que le risque de cancer de l’estomac et de cancer du côlon est moindre pour les populations qui consomment régulièrement de l’ail et/ou de l’oignon. Dans l’état actuel des connaissances, ces recherches ne peuvent être à elles seules traduites en recommandations spécifiques de consommation d’ail ou d’oignon. Mais il est important de souligner qu’elles viennent conforter la recommandation globale de consommation de fruits et légumes : manger 400 à 800 g par jour de fruits et légumes variés tout au long de l’année.

SOURCE : Aprifel

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