Pouvoir adipogénique des acides gras : l'inégalité ?

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Le développement du tissu adipeux se fait par une augmentation du nombre d'adipocytes (hyperplasie) et/ou de leur taille par accumulation de lipides (hypertrophie). Une des meilleures façons de prévenir le surpoids et l'obésité serait d'éviter l'hyperplasie, qui est irréversible.

Les acides gras (AG) alimentaires à longue chaîne induisent la différenciation des préadipocytes en adipocytes matures. Mais ils ne se comportent pas tous de la même façon.

Des expériences chez l'animal montrent que les AG polyinsaturés (AGPI) de la série n-6 (dérivés de l'acide linoléique) sont plus adipogéniques que ceux de la série n-3 (dérivés de l'acide á-linolénique) et favorisent donc l'hyperplasie.

Le tissu adipeux se développe aux premiers âges de la vie ; c'est donc là que tout se joue, ou presque. Or, l'index d'adiposité des bébés de 6 à 11 mois a doublé en une douzaine d'années. A cet âge, il est difficile d'accuser le manque d'activité physique ou la télévision ! La composition du lait maternel a changé entre 1945 et en 1995 : le taux d'acide linoléique (omega 6) est passé de 6 à 15 % dans le lait mature de femme américaine, tandis que celui d'acide á-linolénique (omega 3) est resté à 1 %.

Le rapport omega 6 / omega 3 a donc augmenté de façon importante et dépasse largement les recommandations. Ce lait est plus riche en acides gras générateurs d'obésité. Ces résultats suggèrent donc que la composition en acides gras des aliments du petit enfant pourrait intervenir dans le risque d'obésité future.

SOURCE : Centre de Recherche et d’Information Nutritionnelles

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