Pour augmenter l'activité physique chez les sujets à risque de diabète, l'intervention comportementale n'est pas la panacée !

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La diminution de l'activité physique est associée à une augmentation globale du risque des maladies, en particulier du diabète. Il est particulièrement difficile d'inverser cette tendance malgré les différentes tentatives qui ont été faites. Une étude anglaise a analysé les effets d'une intervention comportementale facilitante chez des sujets sédentaires à risque familial de diabète.

365 adultes sédentaires qui avaient des antécédents familiaux de diabète de type 2 ont été recrutés dans des cabinets de Médecine Générale au Royaume-Uni. Tous les participants recevaient par la poste une brève notice d'information et de conseils.

Dans un des 2 groupes d'intervention il était proposé un programme de modification comportementale durant une année, délivré par des professionnels entraînés et cela au domicile des participants.

Dans l'autre groupe intervention, le même programme était proposé mais uniquement par téléphone. Le programme avait été construit de manière à modifier les déterminants comportementaux comme ils sont définis par la théorie du comportement planifié et à enseigner des stratégies de changement comportemental.

Le critère principal à 1 an était la quantité d'activité physique quotidienne qui était mesurée de manière objective comme le rapport à la dépense énergétique de repos.

Des 365 patients, 321 ont pu être analysés au bout d'une année de suivi : le rapport d'activité physique des participants qui recevaient l'intervention soit à domicile, soit par téléphone, n'était pas différent du rapport d'activité physique de ceux qui avaient simplement reçu une notice par la poste.

La différence moyenne dans l'activité physique quotidienne ajustée par rapport à la valeur basale était de -0.04 (IC 95 % -0.16 à 0.08). Le rapport d'activité physique n'était pas différent entre les participants qui avaient reçu le programme à la maison en interview de ceux qui l'avaient reçu par téléphone (différence moyenne -0.05, IC -0.19 à -0.10).

Les auteurs concluent donc que malheureusement, une intervention comportementale n'est pas plus efficace qu'une simple notice d'information adressée par la poste pour la promotion de l'activité physique dans un groupe à risque. Aussi, avant de se lancer dans des dans des stratégies de prévention reposant sur des programmes comportementaux, il faut peut-être réfléchir !

Sources et références :

  • Kinmonth AL. Efficacy of a theory-based behavioural intervention to increase physical activity in an at-risk group in primary care (Proactive UK) : a randomised trial. Lancet 2008 ; 671 : 41-48.

(Dr Catherine De Goursac - Actualités IMAAGE du 22 janvier 2008)

SOURCE : Actualités IMAAGE

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