Poisons, vous avez dit poisons ?

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La nature peut être généreuse mais pas toujours clémente : on peut y trouver des substances toxiques. Mais pas de panique : l’homme a appris à sélectionner les aliments qui sont bons pour lui et à contourner certains écueils. On peut jouer à se faire peur, tout en gardant son bon sens...

Les champignons vénéneux

La consommation de certains champignons peut être mortelle. L’inconvénient, c’est qu’il n’existe pas de caractéristique unique que l’on retrouve chez tous les champignons vénéneux. Un néophyte a toutes les chances de confondre une espèce vénéneuse avec une espèce comestible, ou inversement. Prudence, donc, si vous partez à la cueillette… Faites-vous accompagner d’un connaisseur et en cas de doute, abstenez vous.

La pomme : il y a comme un pépin

Les pépins de pomme contiennent du cyanure. C’est également le cas des noyaux d’abricot et de cerise ou des amandes amères. Heureusement, il n’y en a pas suffisamment pour que les pépins d’une seule pomme soient dangereux, même si on en ingère quelques uns par mégarde.

La tomate : le sosie d’une plante toxique

La tomate, importée des Amériques au XVIème siècle, a d’abord été considérée comme un poison. Elle ressemblait à la belladone, une plante européenne effectivement toxique. Heureusement on a rapidement reconnu sa « comestibilité » (elle était déjà consommée par les natifs américains depuis longtemps).

L’huile de colza : toxique pendant des siècles

L’huile de colza était autrefois naturellement riche en acide érucique, un acide gras dont on découvrit la toxicité dans les années 60. Grâce à la sélection de variétés de colza pauvres en acide érucique, on produit ainsi aujourd’hui une huile devenue propre (et très bénéfique) à la consommation.

Le fugu : un poisson mortel

Pour être consommé sans risque, le cuisinier doit soigneusement retirer les gonades, l’intestin et le foie du poisson. Ces organes contiennent une toxine puissante et mortelle fabriquée par une algue que le poisson consomme. Le fugu est servi en sashimi, c’est paraît-il un mets extrêmement raffiné, très apprécié des Japonais qui le consomment sans angoisse à condition d'être préparé par un maître fugu.

SOURCE : Centre de Recherche et d’Information Nutritionnelles

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