PNNS 2, les diététiciens veulent améliorer la recette !

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Suite à la remise du rapport du Professeur Serge Hercberg (*), le 4 avril dernier, au ministre de la Santé, Monsieur Xavier Bertrand, et alors que son congrès national se tiendra d'ici quelques semaines (du 15 au 17 juin à Strasbourg), l'Association des Diététiciens de Langue Française (ADLF) tient à apporter son soutien aux stratégies proposées pour le PNNS 2.

Souhaitant aller plus loin dans la lutte contre le surpoids, l’obésité, mais également contre la dénutrition, l’ADLF en peaufine la recette. A l’ordre du jour : positionnement des diététiciens, reconnaissance réglementaire et réforme de la formation initiale.

Les recommandations présentes au sein du rapport du PNNS, sont en total accord avec la vision de l’ADLF et les préoccupations actuelles des diététiciens, professionnels de santé à part entière, impliqués pleinement dans les champs de la nutrition et de la santé publique.

Les recommandations d’une alimentation équilibrée reposent sur des principes simples mais essentiels : diminution des aliments gras, sucrés et riches en sel, mais sans diabolisation ni éviction systématique de ceux-ci, enrichissement en fruits, légumes et féculents. Ces principes de base sont ceux véhiculés par la profession de diététicien, depuis sa création en 1954.

Seul professionnel ayant les compétences pour traduire et rendre lisible les prescriptions nutritionnelles en « savoir manger », dans une démarche de soin diététique personnalisé, le diététicien a un rôle majeur à jouer en termes de santé publique, notamment en prenant en compte le côté sociologique, psychologique, et environnemental de chaque individu.

Trois mesures concrètes pour permettre aux diététiciens de jouer pleinement leur rôle

Si le rapport du Professeur Hercberg reconnaît une place aux diététiciens, il est aujourd’hui nécessaire d’aller plus loin et qu’au plus haut niveau des pouvoirs publics des mesures soient prises afin de :

  • Positionner clairement les diététiciens pour mettre en œuvre les actions à caractère nutritionnel impulsées par le programme national de santé publique (PNSP) dans le cadre des recommandations du PNNS et donc créer des postes aussi bien au niveau national que loco-régional : réseaux de soins, mairies, comités techniques régionaux de nutrition, DRASS, établissements scolaires, établissements de santé…

  • Aboutir à leur reconnaissance réglementaire, en attente de vote suite au projet de loi n°2674 déposé à la commission des affaires sociales, familiales et culturelles de l’Assemblée Nationale par Monsieur le ministre Xavier Bertrand, le 14 novembre 2005.

  • Mettre en place sans tarder la nécessaire réforme de la formation initiale pour l’obtention d’un niveau minimum requis de licence universitaire et l’obtention d’un diplôme d’état délivré par le ministère de la Santé pour le droit d’exercer et ce, afin de garantir un niveau de professionnalisme et de qualité de soins en accord avec les attentes du grand public.
Lutter contre la pandémie annoncée de surpoids, d’obésité, de diabète, de maladies cardio-vasculaires associées, mais également contre la dénutrition qui frappe les personnes âgées, celles atteintes d’un cancer, d’une maladie respiratoire… nécessite de revoir la recette actuelle, de doser parfaitement les ingrédients, d’y associer l’ensemble des professionnels concernés et plus spécifiquement les diététiciens. L’enjeu concerne les populations d’aujourd’hui et celles de demain.

(*) En savoir plus sur le rapport du Professeur Serge Hercberg.

(Communiqué de presse du 16 mai 2006)

SOURCE : ADLF

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