PNNS 2 : l'incitation plutôt que la contrainte

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La France compte 6 millions d'obèses, une épidémie qui lui coûte 2 milliards d'euros. Premiers acteurs incriminés : les industriels de l'agroalimentaire. Ils « doivent comprendre l'évolution de la société, mais je refuse d'entrer avec eux dans une logique de bras de fer, indique Xavier Bertrand. Nous obtiendrons davantage en les associant à ce processus de changement ».

Outre la signature de chartes d'engagement, le Plan National Nutrition Santé 2 (que dirige Serge Hercberg) privilégie l'incitation à la contrainte. Concernant les restrictions publicitaires sur les denrées grasses ou sucrées, si les industriels refusaient le bandeau sanitaire que leur impose désormais la loi, leur mauvaise volonté serait frappée d'une taxe équivalente à 1,5 % du prix de l'espace publicitaire.

"Si toutes les sociétés préféraient payer la taxe plutôt que d'accepter le message du ministère de la Santé, cela rapporterait chaque année entre 15 et 25 millions d'euros à l'Inpes", calcule Serge Hercberg.

(Le Nouvel Économiste, 02/11)

SOURCE : Synthèse de Presse de l'INSERM

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