Plus de 2 milliards de personnes en surpoids ou obèses dans le monde

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Plus de 2 milliards de personnes en surpoids ou obèses dans le monde

Selon une récente étude américaine publiée dans le journal médical The Lancet, 2.1 milliards d'individus, soit 29% de la population mondiale, étaient en surpoids ou obèses en 2013. D'ici à 2030, ce sera la moitié des adultes qui seront touchés par le phénomène, et plus particulièrement les 2/3 de la population des pays les plus développés. Par ailleurs, d'après le cabinet McKinsey Global Institute, cette crise mondiale de la santé qu'est l'obésité coûte également 2.000 milliards de dollars chaque année dans le monde.

Le surpoids et l'obésité sont maintenant devenus, au-delà d'un fléau sanitaire et social, un véritable problème mondial économique critique, nécessitant le déploiement d'une stratégie globale d'intervention. Plus de 2,1 milliard de personnes, près de 30 pour cent de la population mondiale, sont en surpoids ou obèses. C'est près de deux fois et demie le nombre de ceux qui sont sous-alimentés ! L'obésité, qui devrait être évitable, est maintenant responsable d'environ 5 % de tous les décès dans le monde. Si sa prévalence continue sur sa trajectoire actuelle, près de la moitié de la population adulte dans le monde sera en surpoids ou obèse d'ici 2030. Et cette tendance ne cesse d'augmenter : les personnes touchées n'étaient (que) 857 millions en 1980... Un echec cuisant et absolu de la prise en charge sanitaire et médicalisée de ce problème pourtant essentiellement sociétal, multifactoriel et complexe.

Ainsi l'obésité coûte chaque année dans le monde quelque 2.000 milliards de dollars, en soins, en investissements divers pour essayer de faire face aux conséquences sur la productivité de chacun des problèmes engendré et tenter de contrebalancer les effets néfastes de ce fléau de l'humanité dont la charge économique mondiale est à peine moindre que celle du tabagisme ou de la guerre, représentant ainsi le triste trio de tête.

Le rapport accablant publié par le McKinsey Global Institute aspire tout d'abord à un débat mondial sur les composants éventuels d'un succès et appelle ainsi à une « réponse coordonnée » des gouvernements, commerçants et acteurs du secteur agroalimentaire. Il affirme que cela pourrait permettre à 20% des obèses de revenir à un poids normal en moins de dix ans.

L'éducation et la responsabilité personnelle sont des éléments essentiels de tout programme visant à réduire l'obésité, mais ne suffisent pas de leur propre chef. D'autres interventions sont nécessaires qui reposent moins sur des choix conscients par des individus et plus sur l'évolution de l'environnement et des normes sociales. Ainsi pas moins de 74 recommandations dont l'impact potentiel et la rentabilité ont été évalués sont envisagées, telles la réduction des portions dans les fast-foods, la mise en place d'un label nutritionnel simple et visuel sur tous les emballages alimentaires, la limitation de la publicité pour certains produits, l'introduction d'aliments sains dans les écoles ou encore la nécessité d'éduquer les parents...

Bon nombre de ces propositions « de bons sens » ont déjà été envisagées pour la France dans le rapport du Pr Serge Hercberg consacré à la prévention nutritionnelle qui a été remis le 28 janvier 2014 à la ministre de la Santé. Malheureusement, il ne reste déjà plus grand chose des "mesures chocs pour aider les consommateurs à mieux manger" dans le projet de loi santé proposé par Marisol Touraine présenté le 15 octobre 2014.

SOURCE : Toute la diététique !

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