Phyto-oestrogènes : pas seulement dans le soja !

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Les effets biologiques du soja, ou des phyto-oestrogènes qu'il contient, sont très étroitement liés au niveau d'exposition. Compte tenu de nos habitudes alimentaires, il demeure difficile d'atteindre des niveaux de consommation suffisants sans faire appel à d'autres aliments que le soja. Les fruits et les légumes en sont un exemple.

En Europe, une consommation 50 fois inférieure aux pays asiatiques

En effet, bien que des données précises permettant de spéculer sur la dose efficace manquent encore, une moindre incidence des syndromes dégénératifs liés au vieillissement n'est démontrée que lorsque les apports nutritionnels sont conséquents, à savoir équivalents au niveau de consommation des Asiatiques, qui a été estimé à environ 50 à 100 mg/j d'isoflavones. A l'inverse, une perte de la protection est observée en cas de perturbation des habitudes alimentaires.

Néanmoins, l'extrapolation de la situation asiatique au contexte occidental est très difficile, puisque les habitudes alimentaires diffèrent considérablement.

En Europe, les apports quotidiens moyens en isoflavones plafonnent à 1, voire 2 mg d'isoflavones soit 5O fois inférieurs à ceux des pays asiatiques... Par conséquent, compte tenu des habitudes alimentaires des pays occidentaux, il est difficile d'encourager la consommation de soja ou de produits dérivés pour atteindre des niveaux suffisants en isoflavones...

L'intérêt des lignanes

D'autres sources de phyto-oestrogènes doivent donc être considérées. Tel est le cas des lignanes, molécules plus ubiquitaires, dont la consommation quotidienne, par le biais des fruits, légumes et céréales, est plus répandue dans les pays occidentaux. Pour preuve, la consommation de lignanes dans la population américaine omnivore (validée par le dosage urinaire des métabolites) est très supérieure à celle des isoflavones.

Champion : la lentille

Ainsi, dans nos sociétés, une consommation abondante et régulière de fruits, légumes et céréales peut contribuer de façon importante aux apports en phyto-oestrogènes. A titre d'exemple, les teneurs en lignanes (exprimées en mg) varient de 1 dans la banane, à 2 dans la poire, 3,5 dans la carotte à 18 dans la lentille...

Une orientation " nutraceutique " est également envisageable et un certain nombre de compléments alimentaires sont d'ores et déjà disponibles sur le marché. Toutefois, du fait de l'absence de législation, la teneur en " principes actifs " n'est pas toujours indiquée. De plus, un défaut de standardisation et de contrôle analytique expose à des niveaux d'exposition extrêmement variables d'une formulation à une autre, et par conséquent à un risque de sur ou de sous dosage.

SOURCE : APRIFEL

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