Pesticides présents dans les produits végétaux sur le marché français : 58,7 % des légumes et 29,7 % des fruits ne contiennent pas de résidus

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Le programme de surveillance et de contrôles des résidus de pesticides dans les denrées d'origine végétale réalisé par la DGCCRF [1] en 2007 a conduit à l'analyse de 5 412 échantillons de fruits et légumes frais ou transformés, de produits destinés à l'alimentation infantile, produits destinés à l'alimentation animale, de céréales et de produits végétaux biologiques mis sur le marché français, dont 968 dans le cadre du plan de contrôle.

« Pesticides présents dans les produits végétaux sur le marché français : 58,7 % des légumes et 29,7 % des fruits ne contiennent pas de résidus » La répartition des échantillons selon leur origine (hors produits biologiques et produits destinés à l’alimentation animale) est la suivante : 67,1 % sont d’origine française, 18,2 % ont pour origine les autres États membres de l’Union européenne, 14,5 % sont importés de pays tiers et 0,2 % sont d’origine non déterminée. Les analyses ont porté sur la recherche et le dosage de 266 matières actives. Les molécules les plus souvent retrouvées sont des insecticides et des fongicides.

Le plan de surveillance a porté sur 4 444 échantillons :

S’agissant des résultats du plan de surveillance des fruits et légumes (3 742 échantillons), 47,9 % des échantillons ne contiennent pas de résidus de pesticides. Des teneurs inférieures à la Limite Maximale Résiduelle (LMR) [2] ont été détectées pour 44,5 % des échantillons. 92,4 % des fruits et légumes analysés respectent donc la réglementation. Les LMR ont été dépassées dans 7,6 % des cas (3,8 % en ne considérant que les dépassements des LMR communautaires).

Parmi les légumes, 58,7 % ne contiennent pas de résidus et en moyenne 7,2 % sont non conformes. Les dépassements concernent essentiellement les poivrons et piments, les tomates, les poireaux, les laitues et les épinards. À l’inverse, les carottes, les pommes de terre, les endives et les concombres présentent un taux de dépassement de la LMR inférieur à la moyenne (en ne considérant que les légumes pour lesquels le nombre d’échantillons analysés est représentatif).

Quant aux fruits, 29,7 % ne contiennent pas de résidus et en moyenne 8,5 % sont non conformes. Les dépassements concernent essentiellement les fraises, les mandarines et les raisins. À l’inverse, les pêches, les bananes et les pommes ont un taux de dépassement de la LMR inférieur à la moyenne (en ne considérant que les fruits pour lesquels le nombre d’échantillons analysés est représentatif).

Les céréales et les produits céréaliers présentent 8,2 % de non conformité sur 282 échantillons. Les contrôles de la production biologique ont porté sur 256 échantillons, avec un taux de non conformité de 3,1 %.

Enfin, aucune non conformité n’a été décelée sur les produits transformés, les produits d’alimentation pour animaux, les produits d’alimentation infantile, les thés, infusions, café et les épices.

Le plan de contrôle a été principalement orienté sur les carottes, les citrons, les concombres, les endives, les salades, les tomates, les pêches et les mandarines. Il a porté également sur les non-conformités résultant des alertes communautaires ; à ce titre, 968 échantillons ont été prélevés : 10,6 % des échantillons ont dépassé les LMR.

(1) - Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes

(2) - Les limites maximales de résidus (LMR) de pesticides correspondent aux quantités maximales attendues, établies à partir des bonnes pratiques agricoles fixées lors de l’autorisation de mise sur le marché du produit phytosanitaire. Il y a une LMR pour chaque fruit, légume ou céréale et chaque pesticide. Ces LMR étaient fixées au niveau communautaire, cependant l’harmonisation n’était pas totale. Pour les LMR non harmonisées, la France avait fixé ses propres LMR. Le règlement 396/2005, qui propose des limites maximales harmonisées pour toutes les denrées alimentaires et se substitue aux règlementations nationales, est entré en application le 1er septembre 2008.

SOURCE : DGCCRF

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