Perdre du poids selon ses capacités

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Les médias proposent toutes sortes de régimes qui annoncent des pertes de poids faramineuses. Si vous les suivez, vous favorisez un déséquilibre permanent qui affaibli votre corps, dérègle vos hormones, entraine une perte et une prise de poids. Ce processus amène à l’obésité et aggrave les problèmes relationnels qu’il peut y avoir avec la nourriture...

« Perdre du poids selon ses capacités » - Crédit photo : www.coupdepouce.com En effet, l’alimentation nourrit mais elle fait bien plus que cela. Suivant ce que l’on mange, on va stimuler différentes zones de notre cerveau, comme la zone du plaisir. On peut aussi anesthésier momentanément certaines émotions difficiles à vivre comme la colère ou la peur. Manger est aussi lié à notre vécu, notre relation à la mère, à la famille, aux amis, c’est souvent un acte convivial. Nous voyons bien que « faire un régime » n’est pas une chose anodine.

Suivre un régime pour maigrir est une aberration sans nom. Comment imaginer que l’on puisse maigrir stablement en suivant une diète qui prive de tant d’aliments liés aux émotions, à la gourmandise et aux relations sociales. Une fois le poids « idéal » atteint, peut-on retrouver l’alimentation habituelle et rester éternellement sur ses acquis si durement payés ? Il est impossible de suivre à vie ce genre de régime. Pourtant, dès que cesse cette torture, les kilos reviennent au galop.

Alors que faire ?

Si vous souhaitez ressembler au mannequin des magasines dont les photos sont retouchées et que votre morphologie n’est pas filiforme, il vaut mieux chercher un but plus réaliste. De même, si vous avez une forte constitution, il y a bien des chances pour que vous ne puissiez jamais garder un poids dit « idéal » qui se calque sur l’Indice de Masse Corporelle (IMC), car votre anatomie interne et externe ne peut pas vivre aisément à ce poids.

Si vous souhaitez réellement perdre des kilos nuisibles ou que vous souhaitiez ne pas en prendre, une démarche nutritionnelle et une activité physique s’imposent. C’est un travail de longue haleine qui demande une réflexion profonde. Il ne s’agit plus d’un régime passager mais d’une rééducation alimentaire et d’une nouvelle gestion de ses activités physiques. Il existe plusieurs écoles, s’informer, chercher, choisir celle qui nous convient prend du temps.

Comme chacun est différent, chacun a ses propres besoins, ses propres envies. Ce nouveau mode de vie doit s’y conformer, il doit aussi pouvoir être intégré facilement dans la vie quotidienne. Ce n’est pas toujours évident et une aide peut être bienvenue. Mireille Savoy Gaille est naturopathe spécialisée en nutrition et membre de l’association Kousmine. Elle travaille à Lausanne et à Vevey, en Suisse. Bien qu’elle soit toute mince, elle a été en surpoids. C’est pourquoi elle aide les personnes désireuses de perdre du poids d’une manière très personnalisée et avec toute la sensibilité que son expérience personnelle lui apporte.

Activité physique

« Aller au fitness, c’est bien mais ce n’est pas suffisant. » explique Madame Savoy qui cherche avec ses patients quelles sont les activités qu’ils peuvent suivre quotidiennement. « Ce ne doit pas être une contrainte, je propose d’y aller étape par étape. Commencer par monter un étage à pied tous les jours. Prendre les transports en commun et descendre un arrêt plus tôt. Apprendre à bouger son corps sans le forcer, sans lui faire mal. » Au contraire, ressentir son corps, le découvrir ou le redécouvrir, retrouver sa force, sa légèreté, trouver du plaisir à se bouger, à être agile fait que petit à petit, l’activité physique quotidienne devient un acquis, voir un besoin. En se sentant mieux dans son corps, on se sent mieux dans sa tête, la joie de vivre augmente.

Changer ses habitudes alimentaires

Là encore, pas la peine de tout bouleverser. Madame Savoy insiste beaucoup sur la lecture des étiquettes. « Apprendre à acheter les bons aliments commence par déchiffrer les ingrédients. Déceler les sucres, graisses et sel cachés. On retrouve du sucre dans des aliments au goût salé et du sel dans les aliments au goût sucré. Si les graisses insaturées sont indispensables Omega 3.6.9, les graisses saturées le sont moins. Or, souvent en voulant bien faire, on choisit les mauvais aliments ce qui conduit inévitablement aux grignotages. » Éviter ces pièges est un apprentissage. Il faut déjà savoir ce qui est bon et ce qui ne l’ai pas. Puis il faut lire les étiquettes, c’est une tâche ardue et pourtant indispensable.

Quels aliments manger est un autre point qu’elle adapte à chaque patient. Si elle conseille de prendre une crème budwig au petit déjeuner, elle le propose en laissant la personne choisir les aliments . « Si la personne préfère un autre petit déjeuner, mieux vaut la laisser faire, tout en la guidant vers un autre choix qui lui plaira. La personne doit déjà limiter les quantités de sucre, elle a déjà bien à faire pour modifier son comportement alimentaire, si je veux qu’elle poursuive, il faut qu’elle y trouve aussi du plaisir » dit Madame Savoy.

L’important est de trouver un bon équilibre entre les lipides (gaisses), les glucides (sucres y compris les féculents) et les protéines indispensables au bon fonctionnement d'une bonne rééducation alimentaire. Cela est calculé en rapport avec la taille, la morphologie, l'âge et l'activité physique de chaque personne. Dernier conseil manger suffisamment chaque jour des légumes de saison cuits ou crus qui vous aideront à retrouver et à redécouvrir la satiété, des fruits.

Pour de plus amples informations, consulter www.ligneetbienetre.ch

(Par Catherine Keller, La Grande Époque)

SOURCE : La Grande Epoque

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