Ostéoporose : la prise en charge évolue

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Les moyens de dépister, diagnostiquer et traiter l'ostéoporose se diversifient et s'améliorent sans cesse. Mais en ce domaine comme en d'autres, les rhumatologues ne cessent de le répéter : mieux vaut prévenir que guérir.

« Ostéoporose : la prise en charge évolue » - Crédit photo : www.lesitedupoignet.com C’est durant les 20 premières années de la vie que se constitue le capital osseux. On ne peut l’améliorer par la suite. La génétique joue un rôle – on n’y peut pas grand-chose -, mais aussi l’activité physique et l’alimentation : et là, on y peut beaucoup !

Côté sport, on recommande surtout les activités avec « impact » sur l’os : marche , course, tennis (plutôt que natation ou vélo)...

Côté alimentation, ce sont les apports de calcium qui permettent d’obtenir une masse osseuse optimale :

  • De 1 à 3 ans : 500 mg par jour.
  • De 4 à 9 ans : 800 mg/j.
  • De 10 à 18 ans : 1.200 mg/j.

Pour les obtenir, il reste à consommer des produits laitiers, principale source de calcium. Avec un calcul simple : pour obtenir 300 mg de calcium, il suffit d’un quart de litre de lait, ou de 2 yaourts ou de 30 g d’emmental...

Alternatives et compensation d’une faible consommation de laitages

En cas d’apports inférieurs à 3 laitages par jour, les apports en calcium doivent être complétés par une consommation quotidienne d’aliments tels que ci-dessous. Il est important d’insister sur la quotidienneté de ces apports :
  • Petits poissons consommés avec les arêtes (sardines en boite)
  • Contrex, Courmayeur, Hépar (1 litre = 50% du besoin, apport absolument essentiel, très bonne absorption... et zéro calorie !)
  • Radis noir, agrumes, fruits secs et fruits oléagineux (notamment les amandes), céréales complètes.
  • Jus de soja enrichi en calcium.

Ne pas oublier de prendre un peu le soleil pour la vitamine D, car l’alimentation en fournit peu (on en trouve dans les huiles de foie de poisson, les poissons gras, le beurre, le jaune d’oeuf, le foie, les produits laitiers non écrémés).

Le plus difficile, de l’avis des spécialistes, est de faire comprendre aux plus jeunes que la santé de leurs os se décide très tôt. Et d’obtenir qu’ils se projettent 50 ans plus tard, avec le projet de faire de vieux os...

(Impact Médecine n° 239, 24 avril 2008, p.16 à 20. - Grégoire Weber, diététicien-nutritionniste, DietParis)

SOURCE : Centre de Recherche et d’Information Nutritionnelles

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