OGM : les « pour » et les « contre »

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L'Humanité publie deux opinions croisées sur les OGM : celle du Pr Jacques Testard (Inserm) et celle d'Yves Chupeau (Inra). Jacques Testard considère que les OGM ne résoudront pas la famine dans le monde, car la malnutrition résulte d'« une distribution inégale des produits agricoles, non de leur insuffisante production ».

Au contraire, par le jeu des brevets, la génétique assujettira davantage, aux multinationales occidentales, les pays en développement. « Les mêmes médicaments pourraient être produits en toute sécurité par des OGM unicellulaires cultivés en milieu clos », ajoute le directeur de recherche. Quant à l’usage industriel que les producteurs veulent assigner aux plantes modifiées, les projets recensés aujourd'hui s’avèrent « plus complexes et moins efficaces » que promis.

Yves Chupeau souhaite, lui, qu’on « focalise les réflexions sur les objectifs et [qu’on] s’intéresse davantage aux produits qu’au processus ». Les OGM permettront d’améliorer « la qualité des produits et leur gestion agronomique ». Toutes les plantes sont, à divers titres, toxiques, « sinon elles n’existeraient plus ». Une plante nourricière modifiée a plus de chance de survivre dans un environnement extrême. La modification génétique offre en outre la possibilité de « créer des plantes dont la culture sera moins salissante, avec moins d’impact sur l’environnement, et moins consommatrice en énergie ».

(L'Humanité, 25/03)

SOURCE : Synthèse de Presse de l'INSERM

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