Obésité : quand la loi s'en mêle

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Depuis quelques temps, l’obésité est au cœur des débats, à l’Assemblée nationale et au Sénat. En effet, dans le cadre de la réforme de la loi de santé publique, plusieurs amendements s’attaquent à certaines causes de ce fléau.

Ainsi, lors de l’examen par l’Assemblée Nationale du projet de loi en avril 2004, deux amendements avaient été adoptés. D’une part, l’interdiction pure et simple des distributeurs de boissons et produits sucrés dans les établissements scolaires. D’autre part, l’obligation pour les annonceurs qui font des publicités pour enfants de réaliser des spots d’information nutritionnelle. Or ces deux mesures ont été supprimées par le Sénat lors de l’examen du texte début juillet.

Les sénateurs ont préféré proposer que les distributeurs soient maintenus, mais que leur contenu soit déterminé par un décret. Certains aliments pourront ainsi être interdits. Quant aux publicités, les sénateurs ont assoupli la loi, en proposant que les firmes puissent simplement verser une « taxe » à l’Institut National de Prévention et de sécurité (INPES). Le montant serait un pourcentage du prix de la publicité.

Ce retour en arrière a provoqué la colère des nutritionnistes et des professionnels de la santé. Ceux-ci n’ont pas hésité à lancer une pétition contre les assouplissements proposés par le Sénat. A leur tête, on trouve notamment le Dr Serge Hercberg, qui dirige l’Institut Scientifique et Technique de la Nutrition et de l’Alimentation et Joël Ménard, ancien directeur général de la santé.

Le but de ces scientifiques : faire pencher la balance du bon coté lors de l’examen final de la loi par une commission mixte paritaire, chargée de concilier les recommandations du Sénat et de l’Assemblée. Celle-ci devrait statuer avant la fin du mois de juillet. Affaire à suivre...

SOURCE : Doctissimo

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