Obésité : les 10 régimes du Parlement pour une Europe en pleine santé !

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Les Européens sont de plus en plus gros. Conscients du problème, les députés européens ont adopté la semaine dernière des recommandations pour prévenir ce véritable problème de santé publique. Le régime proposé prévoit la promotion de l'alimentation saine et de l'activité physique, en particulier dans les écoles. Les députés ont accueilli favorablement l'engagement de la Commission en la matière, et demandé que la lutte contre l'obésité soit une priorité européenne.

« Obésité : les 10 régimes du Parlement pour une Europe en pleine santé ! » Dans certains pays européens, la moitié des adultes ont de l’embonpoint, et un enfant sur cinq est obèse. Un surpoids qui a une conséquence sur ma santé publique : 1/3 des accidents cardio-vasculaires seraient dus à un régime alimentaire déséquilibré.

« L’Organisation Mondiale de la Santé a défini l’obésité comme le principal problème de santé publique de l’Occident en l’an 2000. Les chiffres sont alarmants et croissants. Et on estime que 6% des budgets nationaux de santé publique sont dédiés aux maladies liées à l’obésité », a rappelé la députée belge Frédérique Ries, lors de la présentation de son rapport en plénière la semaine dernière.

Pour combattre cette épidémie, il faut, toujours selon F. Ries, combiner dans une même approche éducation, alimentation saine et activité physique dès le plus jeune âge. Elle a appelé à une meilleure coordination des politiques européennes pour lutter contre l’augmentation du tour de taille, en particulier dans le domaine de l’agriculture, de la recherche et des fonds structurels.

Les 10 régimes du Parlement pour une Europe en pleine santé

Les parlementaires ont donc proposé un ensemble de mesures aux Etats membres et à la Commission :

  • reconnaître l’obésité comme maladie chronique pour éviter la stigmatisation et la discrimination
  • identifier des possibilités financièrement avantageuses pour associer les services de santé au secteur industriel
  • toute politique de prévention de l’obésité doit s’inscrire sur toute la durée de l’existence, dès la période prénatale et jusqu’à un âge avancé
  • l’éducation en matière de nutrition et de santé, commencée dès le plus jeune âge, est fondamentale
  • l’école est le lieu où les enfants passent le plus grand nombre d’heures : il est donc essentiel que le milieu scolaire – et tout particulièrement les cantines scolaires - encourage les jeunes enfants à développer leur goût
  • transmettre aux enfants des habitudes alimentaires saines et fournir une alimentation de qualité répondant à des normes nutritionnelles élevées
  • garantir que les enfants disposent de suffisamment d’équipements destinés à la pratique du sport et aux activités physiques à l’école
  • les campagnes télévisées de publicité et de promotion d’aliments destinées exclusivement aux enfants doivent être encadrées au niveau de l’Union grâce à la révision de la directive "Télévision sans frontières
  • la tendance de l’industrie alimentaire européenne à agir concrètement pour un recentrage de l’offre commerciale aux enfants et pour la mise en place d’un étiquetage nutritionnel de leurs aliments et boissons est un pas dans la bonne direction
  • inclure dans la prévention les nouvelles formes de publicité destinée aux enfants, telles que les SMS, les jeux en ligne et le parrainage d’aires de jeux.

Pas d’étiquette mensongère sur les aliments

Des sondages menés par le Bureau Européen des Unions de Consommateur (BEUC) indique que les consommateurs basent leur choix de produits d’abord sur les annonces des étiquettes (« sain », « pas de sucres », « oméga 3 » etc.) que sur les tables de nutrition au dos. Or, est-ce qu’un produit dit « léger » contient peu de graisses ou peu de sucres ? Et quelle est la différence entre sel et sodium ? Faire un choix avisé est souvent difficile parmi toutes ces allégations.

Avant la fin 2007, la législation sur ces allégations nutritionnelles devrait être revue. En avril, la Commission devrait également publier un Livre Blanc sur la nutrition et l’activité physique. Un élément très attendu par les associations de consommateurs pourrait être introduit : une signalisation plus simple du contenu nutritionnel des aliments devrait aider les consommateurs à s’y retrouver dans la jungle des étiquettes.

Depuis janvier, un nouveau règlement est en vigueur à ce propos : il vise à empêcher l’utilisation de slogans nutritionnels mensongers pour des produits trop riches en graisse, sucre ou sel. Ainsi, toute allégation devra être prouvée scientifiquement.

Vous voulez savoir si vous êtes sujet à l’obésité ? Calculez votre Indice de Masse Corporelle (Poids en kg ÷ (taille en mètres)²). Si le résultat est compris entre 25 et 29, vous êtes en surpoids. Supérieur à 30, on parle alors d’obésité.

SOURCE : Communautés européennes

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