Obésité et dépression à l'adolescence

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L’obésité est, chez l’adulte, génératrice de dépression. La dépression pendant l’enfance et l’adolescence augmente le risque d’obésité à l’âge adulte. Mais existe-il une relation causale entre dépression et obésité ? C’est ce qu’a cherché à déterminer cette étude menée aux USA sur plus de 900 adolescents, suivis pendant un an.

À l’entrée dans l’étude, 9,7% des adolescents étaient obèses ; l’obésité n’était pas associée à la dépression.

Après un an, l’obésité était plus fréquente chez les adolescents initialement déprimés : 12,4% chez les déprimés contre 9,4% chez les non-déprimés (p=0,048). Chez les non-obèses, la dépression doublait le risque d’obésité à un an. Chez les déprimés initialement obèses, l’obésité s’aggravait à un an. À l’inverse, l’obésité initiale ne favorisait pas la dépression ultérieure.

Cette étude démontre une relation entre dépression et obésité à l’adolescence, relation indépendante d’autres facteurs comme un faible niveau d’activité physique, une obésité chez les parents ou un bas niveau socioculturel. Obésité et dépression peuvent partager certains mécanismes neurophysiologiques, notamment sérotoninergiques ; ceci ne concernerait qu’un sous-groupe assez restreint de déprimés. Les auteurs recherchent plutôt les causes de cette relation dans l’environnement ; ainsi la diminution du niveau d’activité physique, l’accroissement de l’isolement social et des inégalités socio-économiques pourraient rendre compte du développement concomitant de l’obésité et de la dépression. C’est sur ces facteurs que devraient porter, avant tout, les efforts de prévention pendant l’enfance et l’adolescence.

SOURCE : Institut Danone

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