Obésité, diabète et maladies cardiovasculaires : à la recherche du chaînon manquant

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Pfizer Canada, les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) et l'Université Laval annoncent aujourd'hui la création d'une chaire de recherche d'envergure internationale à l'Université Laval visant à comprendre et à expliquer la résistance à l'insuline et le risque de complications cardiovasculaires chez le patient obèse diabétique.

« Obésité, diabète et maladies cardiovasculaires : à la recherche du chaînon manquant » - Crédit photo : mediatheque.parisdescartes.fr Pfizer Canada injecte 1,05 million et les IRSC près de 600 000 dollars, sur une période de cinq ans, dans ce programme de recherche novateur dirigé par le docteur André Marette. Une première au Canada, la « Chaire de recherche Pfizer – IRSC sur la pathogénèse de résistance à l’insuline et des maladies cardiovasculaires » est établie à l’unité de cardiologie de l’Hôpital Laval, affiliée à l’Université Laval, à Québec.

Au cours de leur vie, au moins 80 % des patients qui souffrent d’obésité seront atteints du diabète de type 2 et de maladies cardiovasculaires (maladies du cœur, maladies des vaisseaux sanguins, AVC). La résistance à l’insuline ou « insulinorésistance » est reconnue comme une cause primaire du développement du diabète et des maladies cardiovasculaires. Elle est intimement liée à l’obésité : plus un individu est obèse, plus il a de tissu adipeux entraînant une résistance à l’insuline. Plus l’obésité est importante, particulièrement au niveau abdominal, plus l’insulinorésistance est grande et plus le pancréas est surchargé et risque de flancher, ce qui cause le diabète de type 2. À cause de leur embonpoint, on estime que 40 % des Canadiens (et des Américains) seraient résistants à l’insuline et donc à risque de développer le diabète.

Le chaînon manquant : la réponse pourrait être dans le tissu adipeux

Le titulaire de la Chaire, le docteur André Marette, un expert des mécanismes moléculaires et physiologiques de l’insulinorésistance, du diabète et des maladies cardiovasculaires, explique : « Le tissu adipeux - qui est une glande au même titre que le pancréas - ne se contente pas d’entreposer les graisses. Il produit certaines protéines pro-inflammatoires qui causent la résistance à l’insuline des tissus contrôlant la glycémie (ex. : muscle, foie, vaisseaux sanguins). C’est un lien démontré entre l’obésité et le diabète mais les causes moléculaires restent inconnues. Reste à trouver ce que l’on peut faire pour contrer ce lien pathologique et son implication dans le risque élevé chez le sujet obèse diabétique de développer des complications cardiovasculaires. Nous voulons par nos recherches élucider les mécanismes par lesquels ces protéines pro inflammatoires causent le diabète et les complications cardiovasculaires, et ainsi découvrir de nouvelles avenues prometteuses de traitement pour le patient obèse diabétique. »

« Une fois de plus, Pfizer Canada se fait le partenaire de l’avant-garde du milieu académique québécois et des institutions de recherche en santé au pays », affirme Paul Lévesque, président et chef de la direction de Pfizer Canada. « La visée de cette chaire d’envergure internationale est stimulante et devrait apporter une réponse à cette question du chaînon manquant entre obésité, diabète et maladies cardiovasculaires. Bien que le diabète ait fait l’objet de nombreuses recherches au cours des 50 dernières années, à ce jour, les médicaments pour traiter le diabète et l’obésité ne sont pas à la hauteur des besoins des patients. » Au Canada et à travers le monde, Pfizer est engagée depuis longtemps dans la prévention et le traitement des maladies cardiovasculaires et poursuit des activités de recherche dans le domaine de l’obésité et du diabète.

« L’attribution de cette chaire reflète la stratégie des IRSC de miser sur l’excellence pour développer une recherche de pointe », souligne le Dr Alain Beaudet, président des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC). « Les travaux du Dr Marette s’inscrivent au croisement de la recherche sur le diabète, l’obésité et les maladies cardiovasculaires, trois secteurs dans lesquels les publications canadiennes ont déjà un impact majeur au niveau international. Il ne fait aucun doute que les travaux générés par la chaire contribueront de façon significative à faire progresser nos connaissances dans ces domaines et à améliorer la santé des Canadiens. »

Le recteur de l’Université Laval, Denis Brière, salue pour sa part le talent, le leadership et l’audace des chercheurs de l’Université Laval qui, comme le docteur Marette, consacrent leurs énergies à des causes aussi importantes. « Nous avons grandement besoin de scientifiques aussi déterminés surtout dans le domaine de la santé où chaque découverte peut sauver des vies. » Le recteur se réjouit également de ce partenariat majeur entre l’Université Laval, Pfizer et les IRSC dont l’appui permettra à cette chaire de mener des recherches novatrices et porteuses sur les plans scientifique et social.

(Mylène Champoux, Université Laval - Sylvie Tessier, Pfizer Canada - David Coulombe, Instituts de recherche en santé du Canada)

SOURCE : Université Laval

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