Nutrition et ostéoporose : une voie prometteuse

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L'alimentation peut aider à prévenir l'ostéoporose, la principale pathologie osseuse chez les européennes de 50 ans ou plus. Elle peut également réduire ses effets une fois la maladie déclarée.

L’ostéoporose, une perte de la densité osseuse

« Nutrition et ostéoporose : une voie prometteuse » - Crédits photo : www.senado.gov.br L’ostéoporose est une affection chronique. Elle est provoquée par une réduction du contenu minéral de l’os et une altération liée à l’âge de l’architecture trabéculaire. Ce qui engendre une fragilisation du squelette.

40% des femmes de + de 50 ans concernées

Véronique Coxam, INRA, a parlé d’ostéoporose aux journées de nutrition en janvier 2008. Plus de 40% de femmes au delà de 50 ans sont concernées.

Les hommes sont touchés dans une proportion moindre ( 13% de la population masculine).

Le détérminisme génétique du capital osseux évident, n’exclue pas les facteurs environnementaux.

De l’hormonothérapie à la nutrition

Jusqu’à une date récente, l’hormonothérapie a été utilisée en grande partie parce que le manque d’oestrogène après la ménopause était considéré comme la cause majeure Après les nombreuses mises en cause du THS : traitement substitutif de la ménopause la recherche s’est orientée vers la prévention nutritionnelle.

L’incidence des fractures est corrélée à la nourriture

La disparité géographique de l’incidence des fractures peut être corrélée avec le type nourriture. En effet, les femmes du Bali ne souffrent guère de cette maladie alors qu celle-ci frappe le plus souvent les pays industrialisés.

Le monde médical a longtemps pensé qu’il fallait surtout une alimentation riche en vitamine D et en calcium. Or la vitamine D est souvent basse chez les femmes sédentaires, travaillant dans les bureaux aux heures d’ensoleillement ( donc sans la possibilité de la synthétiser par la peau). Sans négliger celles-ci, de nouvelles perspectives sont à l’horizon.

Les anti-oxydants seraient protecteurs

Des micronutriments protecteurs comme les vitamine E, B caroténoïdes qui ont les vertus antioxydants et antiinflammatoires, les polyphéronols, les acides gras (veiller au ratio omégas 3/omégas 6), sans oublier le vitamine K (que l’on trouve dans le papaye par exemple) et les oligoéléments auraient des effets protecteurs.

Une prévention tardive est inefficace

La prévention de l’ostéoporose doit se faire très précocement car l’optimisation de la masse osseuse maximale est acquise avant l’âge de 30 ans. Il faut donc que les enfants respectent dès le plus jeune page les règles d’une nutrition variée et riche en éléments préventifs.

Le pédiatre prescrit en générale de la vitamine D chez le nourrisson et le jeune enfant. Malheureusement, l‘adolescent moins bien suivi médicament et manque souvent de vitamine D lors de sa poussée de croissance.

(Docteur Catherine De Goursac - Actualités IMAAGE du 17 septembre 2008)

SOURCE : Actualités IMAAGE

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