Nutrition : comment échapper aux pièges de la rentrée ?

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Nutrition : comment échapper aux pièges de la rentrée ?

L’été est une période propice pour maigrir. La chaleur coupe l’appétit et on se satisfait d’aliments frais et peu caloriques : salade composée, fruits, laitages. Les vacances laissent aussi plus de temps pour bouger. Mais la rentrée se profile à l’horizon. Comment garder sa ligne et déjouer les pièges du rythme métro-boulot-dodo ? Nathalie Négro, diététicienne responsable du Centre Nutritionnel des Thermes de Brides-les-Bains, dévoile ses conseils pour une rentrée zen et light.

L’activité physique, incontournable

Qui dit rentrée, dit retour à un rythme trépidant : pour éviter de se laisser happer par le quotidien, on prévoit son inscription au sport : la plupart des associations commencent les cours mi-septembre. On note sur son agenda la date de reprise afin de ne pas la laisser passer. On programme une alarme sur son Smartphone ou son ordinateur. Et on prend rendez-vous avec son médecin traitant pour le certificat médical.

Des petites douceurs pour lutter contre la déprime

A l’automne, le temps se brouille. Les jours raccourcissent, le moral est en berne… Pour ne pas succomber aux charmes des petites douceurs compensatoires, on en prévoit une chaque jour. On place sa petite douceur à la fin d’un repas. Cela peut prendre la forme d’un yaourt dans lequel on ajoute 1 c. à café de confiture, de crème de marrons… ou encore de 2 carrés de chocolat, d’un biscuit sec (petit et emballé individuellement, type spéculos, crêpe dentelle…).

Prévoir ses repas à l’avance

Les enfants retournent à l’école. Il faut jouer les taxis pour les emmener à leurs activités. Les dossiers se sont empilés sur le bureau pendant l’été. Résultat : plus une minute pour cuisiner. On prévoit à l’avance : acheter un poulet entier, un rôti, une viande à mijoter. Bref, de quoi prévoir assurer les repas pour 2 ou 3 jours afin de réduire le temps passé en cuisine. On limite ainsi le recours aux plats traiteur type quiche, pizza ou autres plats cuisinés, pas toujours équilibrés.

Des légumes et des féculents à chaque repas

Les légumes d’été restent assez longtemps sur les étals. Lorsqu’ils se font rares, les carottes et les endives reviennent en force. De quoi conserver constamment des crudités à la maison pour mettre un légume à chaque repas. Les soupes sont aussi une bonne alternative. Dans ce cas, on prépare une cocotte-minute entière et on réfrigère ou congèle en portions.

Pour les légumes consommés en accompagnement d’une viande ou d’un poisson, on pense aux légumes surgelés non cuisinés (ou cuisinés mais contenant moins de 5% MG). Les conserves sont aussi une bonne alternative, quoique plus salées. L’idéal est de jouer sur la variété des modes de conservation qui font gagner un temps précieux.

On n’oublie pas les féculents dans son repas : ils sont les garants d’une bonne satiété.

Cuisiner les viandes

L’automne et l’hiver donnent envie de confectionner des petits plats qui réchauffent. Les plats traditionnels, type daube ou bœuf bourguignon, ne poseront pas de problème si on prend quelques précautions. On demande à son boucher des morceaux de viande maigre, on préfère les sauces au vin plutôt qu’à la crème. On pense aussi aux courts-bouillons pour les volailles et les poissons. Une fois réduits et liés avec de la gomme de guar, de la maïzena ou même une cuillère à soupe de crème, ces préparations donneront des plats savoureux pour un faible apport calorique.

Une bonne répartition dans l’assiette

Choisir une assiette de 22 cm de diamètre. La remplir pour moitié de légumes. L’autre moitié doit comprendre à part égales, viande ou poisson et féculents. Attention au pain : 40g de pain = 100g de féculents cuits (soit environ 4 cuillère à soupe).

Les repas du soir en famille

Ils peuvent s’éterniser lorsque chacun raconte sa journée. Et le fromage peut rester un peu trop longtemps sur la table. Pour éviter cela, on prépare de petites assiettes avec une tranche de pain, un morceau de fromage de 30-40g et une petite feuille de salade. Sympathique à l’œil, cette assiette individuelle évitera de sortir le plateau et limitera donc les quantités.

Des laitages toujours nature

On peut ensuite les agrémenter de fruits, de compote, d’une cuillère à café de sucre ou autre.

Faire un stock de fruits d’été

On les congèle pour les ressortir plus tard. Le petit air d’été qui s’invite dans son assiette égayera les soirées froides. Les fruits à pépins ou les fruits rouges peuvent être congelés tels quels. Ils sont travaillés en compote ou agrémentés d’un laitage par exemple. Pour les fruits à noyau, il faut les dénoyauter avant de les congeler : on aura plus de facilité à les utiliser ensuite. Ne jamais cuire les fruits type abricots, prunes. La cuisson augmente leur acidité et contraint à ajouter du sucre. Pour les compoter, il faut les mixer à cru. Et pour ne jamais être en panne de fruits, on achète des poires de garde ou des pommes : les unes comme les autres se conservent plusieurs semaines dans un endroit frais, sombre et sec. Ces quelques précautions permettent d’éviter le recours trop fréquent aux desserts plus énergétiques.

On pense à boire

Lorsque le temps se rafraîchit, on oublie un peu trop souvent la bouteille d’eau. Elle peut être aisément remplacée par les boissons chaudes (thé, tisanes). Prévoyez un thermos : vous y penserez plus facilement.

(Nathalie Négro, diététicienne responsable du Centre Nutritionnel des Thermes de Brides-les-Bains®)

SOURCE : Thermes de Brides-les-Bains®

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