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Nouveau ! e-Santé : Un Diplôme Universitaire pratique de Santé Connectée à Paris VII

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Nouveau ! e-Santé : Un Diplôme Universitaire pratique de Santé Connectée à Paris VII

L’université Paris-Diderot et le Centre de Responsabilité Santé Connectée (CRSC) du pôle « Coeur –Vaisseaux » de l’hôpital Bichat-Claude Bernard (AP-HP) ouvrent, dès la rentrée prochaine, une formation dédiée aux personnes qui souhaitent s’impliquer dans des projets de e-santé : Le « Diplôme Universitaire multidisciplinaire en Santé Connectée ». Ce Diplôme Universitaire est coordonné par le Dr Boris Hansel et le Pr Patrick Nataf.

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Pourquoi une telle formation ?

La santé connectée, dans son sens le plus large (télémédecine, objets connectés, applications de télésuivi et d’e-coaching…), apporte des solutions potentiellement utiles voire indispensables pour la prise en charge médicale optimale de demain. Il ne se passe pas un jour sans qu’un patient nous parle d’une application ou d’un objet connecté.

Si aujourd’hui, l’intérêt médical de la plupart de ces outils numériques est douteux, car ils n’ont pas fait la preuve de leur efficacité, on ne peut s’en désintéresser. Des publications scientifiques de qualité commencent à faire émerger des solutions prometteuses. C’est notamment le cas dans le domaine de l’insuffisance cardiaque, du diabète ou du cancer.

La santé connectée n’est pas enseignée au cours des études médicales. Elle ne l’est pas non plus dans les cursus de formation des paramédicaux et administratifs. Il nous a semblé important de combler cette lacune et de proposer un enseignement transversal de la santé connectée à tous ceux qui ont compris l’imminence du virage numérique en médecine.

A qui s’adresse le diplôme universitaire de santé connectée ?

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L’enseignement pratique multidisciplinaire de santé connectée est un diplôme universitaire accessible aux soignants, aux administratifs, startuppers, informaticiens et investisseurs qui souhaitent acquérir des connaissances et compétences pour mener à bien des projets de santé connectée.

Il n’y a pas de prérequis particulier pour bénéficier de la formation car nous avons conscience que les projets d’e-santé font collaborer des personnes d’horizons professionnels très divers. Il nous semble important de regrouper au sein d’une même formation ces diverses compétences. Chacun pourra acquérir ce qui lui manque et partager ses compétences avec les autres participants.

Quel est le contenu de l’enseignement du diplôme universitaire ?

Le programme est transversal et l’enseignement se veut très pratique. Sont abordées, les bases de la médecine, mais toujours dans le cadre des projets de santé connectée. Des programmes de télémédecine, des applications d’e-santé sont ainsi présentés et décortiqués par des experts et les applications médicales de la e-santé sont examinées.

Ensuite, une large part du programme concerne les aspects juridiques et administratifs. On sait la complexité de ces sujets pour des professionnels qui n’ont pas de connaissance spécifiques en droit et dans le domaine de la protection des données de santé.

Le volet technique est également largement abordé avec un programme conçu avec les enseignants de l’IUT de la faculté Paris Diderot. Là encore, nous avons souhaité un enseignement pratique qui se déroulera notamment sous la forme de travaux pratiques pour voir, de l’intérieur, le fonctionnement d’objets connectés.

Les questions d’ordre économique sont évidemment largement traitées avec des économistes de la santé et des investisseurs qui connaissent donc particulièrement le terrain.

Enfin, l’enseignement comporte une mise en situation. Les participants devront concevoir un projet d’e-santé. Ils choisiront eux même leur sujet de travail et ils seront aidés par des experts pour que leurs idées se transforment en projet réalisable.

Concrètement, comment est organisée la formation ?

L’enseignement se déroule sous forme de quatre journées présentielles réparties sur l’année universitaire 2017-2018. Il inclut un enseignement magistral, des travaux pratiques et des enseignements dirigés.

Cet enseignement présentiel, qui est l’occasion de favoriser les échanges entre professionnels, est complété par 25 heures d’e-learning créé en collaboration avec notre partenaire de formation continu medscape.fr.

Tout est fait pour faciliter la participation des professionnels déjà très occupées et rendre le DU accessible à des personnes de toute la France et de l’étranger.

Votre équipe est-elle déjà impliquée dans des projets de santé connectée ?

Nous travaillons, à l’hôpital Bichat au sein du pôle coeur-vaisseaux, sur la santé connectée depuis plusieurs années. Nous avons créé, un centre de responsabilité « santé connectée ». C’est une véritable unité clinique transversale qui regroupe les personnels élaborant ou participant à des projets d’e-santé.

Nous avons par ailleurs développé une forte collaboration avec l’IUT de la faculté Paris-Diderot avec lequel des projets de création d’objets connectés sont en cours. La dimension recherche est évidemment très présente. Nous avons créé, au sein de l’unité INSERM du Dr Didier Letourneur, une équipe de recherche « santé connectée ».

C’est dans cet écosystème regroupant le soin, la recherche, et désormais l’enseignement, que plusieurs projets ont été ou vont être prochainement concrétisés. On peut citer l’étude ANODE qui a démontré le bénéfice d’un programme d’accompagnement nutritionnel de l’obésité et du diabète par e-coaching. Deux expérimentations en chirurgie cardiaque sont en préparation, l’un pour réduire la durée d’hospitalisation après pontage coronaire, l’autre pour la télésurveillance des patients greffés cardiaques. Nous démarrons également en janvier prochain un essai clinique national randomisé testant un outil d’e-coaching incluant des objets connectés chez des patients obèses et/ou à risque cardiovasculaire. Et toujours à la frontière entre la nutrition et la cardiologie, nous avons élaboré et sommes en train de tester un programme de télésuivi de l’hypercholestérolémie des patients coronariens.

Pour de plus amples informations, cliquez ici.

SOURCE : Faculté UFR de médecine Paris 7 diderot

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