Mode de vie et statut en vitamines

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L'alcool est une source de "calories vides" se substituant à d'autres sources d'énergie plus riches en éléments essentiels. La consommation de 30 % de l'apport énergétique journalier sous forme d'alcool diminuerait l'apport en vitamines A, C et B1, mais aussi en calcium et en fer, qui devient inférieur aux RDA américaines.

Telles sont les répercussions observées pour une consommation importante et chronique. Par ailleurs, une étude réalisée chez des Français en bonne santé a montré que ces effets sont dose-dépendants et que, même pour une consommation modérée, quand l'ingestion d'alcool augmente, les apports en vitamines B1, B2, B9 et A diminuent. Le taux sanguin de vitamines est donc inversement proportionnel à la quantité d'alcool consommée et lié à l'état du sujet, dont le métabolisme des vitamines est plus ou moins altéré par l'alcool.

Concernant les effets du tabac, une étude comparative portant sur 15 pays a mis en évidence des apports significativement plus faibles en vitamines C (- 16,5 %), E (- 10,8 %) et en b-carotène (- 11,8 %) mais plus importants en énergie (+ 4,9 %) et en alcool (+ 77,5 %) chez des fumeurs par rapport à des non-fumeurs.

Les nouvelles recommandations visant à réduire la consommation de graisses (substituées notamment par du phytostérol ou des polyesters de sucrose) et à augmenter celle de fruits et légumes entraînent une baisse de la biodisponibilité de certains micronutriments, tout particulièrement des folates et des caroténoïdes.

Enfin, d'autres facteurs, comme la consommation de thé ou de café, ou encore la pratique d'une activité physique, peuvent interférer sur le statut en vitamines.

SOURCE : Centre de Recherche et d’Information Nutritionnelles

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