Manger lentement contribue à diminuer l'apport calorique au cours du repas chez la femme

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Les femmes en bonne santé qui mangent lentement jusqu'à la fin du repas consomment moins de calories que celles qui mangent plus rapidement, malgré une durée de prise alimentaire plus longue.

« Manger lentement contribue à diminuer l’apport calorique au cours du repas chez la femme » - Crédit photo : © Dušan Zidar - Fotolia.com Les chercheurs de l’Université de Rhode Island aux Etats-Unis ont voulu évaluer l’influence de la vitesse de prise alimentaire sur l’apport calorique. À cet effet, 30 femmes en bonne santé âgés de 18 à 48 ans ont été recrutées et ont participé à trois reprises à des tests au laboratoire de recherche.

Au cours de la première visite, elles ont rempli des questionnaires d’évaluation sur leur santé et leur histoire personnelle, leur façon de manger et leur éventuel niveau de restriction alimentaire en rapport avec un surpoids chronique. Au cours des deux autres visites, les participantes ont été invitées à manger un repas de déjeuner pré-établi, soit pris rapidement ou lentement.

Celles qui devaient prendre le repas rapidement ont dû utiliser des grandes cuillères et étaient censées également consommer la nourriture sans pause entre chaque bouchée. Au contraire, dans les conditions de prendre le repas lentement, des petites cuillères ont été fournies et les participantes ont été invitées à prendre des petites bouchées, à poser la cuillère entre chaque bouchée et à bien mâcher chaque bouchée 20 à 30 fois.

La faim, la satiété, l’envie de manger, et la soif ont été évalués à intervalles réguliers avant, pendant et après le repas. L’analyse a révélé que, bien que manger plus lentement peut allonger le repas de 20 minutes supplémentaires, les sujets ont mangé moins de calories (579 Kcal vs 646 kcal) et de plus petites quantités de nourriture (399 g vs 445 g) par rapport aux conditions de repas pris plus rapidement. De plus, il est constaté que la satiété ainsi que la consommation d’eau ont été sensiblement plus élevés au cours des repas lents, suggérant un mécanisme potentiel impliqué.

En conclusion, manger plus lentement peut contribuer à réduire l’apport énergétique des femmes en bonne santé. Plus de recherche sont évidemment nécessaires pour tester si ces résultats s’appliquent à l’ensemble de la population, aux différents types de repas, et sur des périodes d’études plus longues...

Sources et références :

Source : Alexandre Glouchkoff, Diététicien - Nutritionniste

SOURCE : Toute la diététique !

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